RMC

Calendrier, sanctions... le projet de loi sanitaire débattu par les députés ce mercredi

Des mesures chocs présentées en conseil des ministres lundi et qui doivent être adoptées par le Parlement d'ici la fin de la semaine pour être appliquées dès le début du mois d'août.

Entre rejets en bloc et demandes d'aménagements, les députés débattent cet après-midi du projet de loi sanitaire. Le Premier ministre Jean Castex a d'ores et déjà annoncé qu'il saisirait lui-même le conseil constitutionnel pour vérifier la constitutionnalité du texte après son adoption.

>> A LIRE AUSSI - Pass sanitaire: faut-il le présenter au camping?

Plus de 600 amendements vont être discutés. De tout bord, et même au sein de la majorité où la question de l'isolement obligatoire passe mal auprès de certains. La droite est mitigée. Les Républicains ne s'opposent pas, mais défendront une dizaine d'amendements notamment sur le calendrier des mesures.

“Sur le pass, il faut selon nous, décaler un peu son application. Fin août, par exemple, pour qu’un maximum de gens puisse se faire vacciner et sans confondre vitesse et précipitation”, indique le député LR Philippe Gosselin.

"Une politique de contraintes"

Les socialistes eux veulent aller plus loin que le gouvernement à l'image de la cheffe de file des députés PS Valérie Rabaut. “Pour l’obligation vaccinale pour les adultes sauf contre-indication médicale évidemment et contre le pass sanitaire le pass sanitaire tel que proposait le gouvernement qui en fait est composé de sanctions sans règle”, assure-t-elle.

L'opposition la plus farouche vient des extrêmes. Le député insoumis Eric Coquerel dit non à l'ensemble du texte.

“On s’y oppose à la fois pour des raisons de libertés et à la fois parce que sur le long court, on pense que ce n’est pas la bonne manière. On est dans une politique de contraintes et de contrôles généralisés qui a mon avis fera plus de mal que de bien”, assure-t-il.

Les débats vont durer de très longues heures dans l'Hémicycle. Probablement jusqu'à tard la nuit prochaine. 

Pierrick Bonno avec Guillaume Descours