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CARTE INTERACTIVE - Le port du masque à l'école primaire ne sera plus obligatoire dans les départements avec un faible taux d'incidence

Port du masque dès 6 ans à l'école: faut-il l'imposer aussi dans la rue?

Port du masque dès 6 ans à l'école: faut-il l'imposer aussi dans la rue? - AFP

Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, a pris la parole à l'issue du Conseil de défense sanitaire.

Une bonne nouvelle pour les petits. A l'issue du Conseil de défense sanitaire, ce mercredi, le gouvernement a annoncé la fin du port masque à l'école primaire dès le 4 octobre dans les départements où le taux d'incidence est inférieur à 50.

"Les jauges qui s'appliquent dans certains établissements recevant du public seront levées dans ces mêmes départements", a également annoncé M. Attal à l'issue du Conseil des ministres, en affirmant que "le port du masque, notamment pour les plus jeunes enfants, est loin d'être anodin".

Votre département est-il concerné par cette mesure? Découvrez la carte de France des taux d'incidence.

Aujourd'hui, une grande partie de la France serait ainsi concernée: 42 départements sont déjà en deçà du seuil de 50, une trentaine en sont proches.

Reste que la question des classes fermées pour un cas de Covid en primaire ou en maternelle reste elle, bien d'actualité. Aujourd'hui, à l'école primaire, une classe entière est fermée dès que le premier cas est détecté. Et dans le secondaire, seuls les élèves cas contacts non vaccinés sont renvoyés à la maison. Résultat: 3000 classes sont fermées seulement 3 semaines après la rentrée

Les scientifiques estiment qu'il faut surtout multiplier les tests et n'isoler que les cas positifs, pour éviter de fermer des classes entières. 

"Fermer une classe, c'est créer des problèmes de santé publique à long terme"

D'autant que certains psychologues estiment que ces fermetures nuisent à la santé mentale des élèves.

"Fermer une classe, c'est créer des problèmes de santé publique à long terme, dont on ne mesure pas les conséquences. Ce sont des enfants qui perdent leurs compétences sociales, qui sont agressifs, sédentaires, hyperactifs, déprimés, qui deviennent addicts aux écrans, obèses", estimait mardi sur RMC la psychologue Marie-Estelle Dupont.
"On est inquiet car il y beaucoup d'effondrement depuis un an, de troubles anxieux, beaucoup de tocs, des phobies scolaires, des décrochages, des troubles du sommeil, une explosion des troubles alimentaires, et de plus en plus d'idées suicidaires et de passages à l'acte suicidaire. +600 % d'hospitalisations à Necker en pédopsychiatrie l'année dernière. Il y a une vrai vague pédopsychiatrique", a-t-elle aussi estimé. 

Un avis partagé par le ministre lui-même qui estime que le dépistage systématique et répété du Covid-19 à l'école, préconisé dans un avis du Conseil scientifique, "n'a pas que des avantages", a estimé mardi le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer, soulignant que cela peut être "anxiogène" et "compliqué".

Blanquer avait ajouté que le gouvernement préconisait "sur certains territoires, lorsque la circulation du virus apparaît particulièrement forte, d'être capable d'avoir éventuellement ce type de politiques", et était "en dialogue évidemment avec les autorités sanitaires pour cela".

Par ailleurs, Gabriel Attal a précisé que le pass sanitaire reste maintenu pour l'instant dans tous les départements.

En dépit d'une situation sanitaire qui s'améliore en France, la prudence continue de s'imposer et le gouvernement n'a pas décidé à ce stade d'adapter le pass sanitaire qui continue de s'appliquer dans les mêmes conditions, a déclaré le porte-parole.

La rédaction de RMC avec AFP