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Commerces ouverts ou fermés, le casse-tête

Les récentes annonces du gouvernement ont provoqué la fermeture de nombreux commerces et rayons. Sauf que certains absurdités persistent.

La semaine dernière, le Premier ministre a annoncé la mise en place de nouvelles mesures dans 16 départements. Ces mesures supplémentaires ont entraîné la fermeture de dizaines de milliers de commerces et de certains rayons de supermarchés. Alors cette fois-ci, qu'est-ce qui peut rester ouvert?
Ce n'est pas d'une totale limpidité et les patrons de supermarchés et de commerces dans leur ensemble ont passé un week-end compliqué. D'autant plus que le décret concernant les fermetures a été publié samedi matin donc le jour de la fermeture. Ce qui est sûr c'est que les commerces de bouche peuvent ouvrir.

Là où ça se complique, c'est pour le non-alimentaire. Le décret prévoit que les commerces de textile, habillement, maison, jouet, gros électroménager doivent rester fermés. Ils ne peuvent vendre qu'en click and collect. Mais d'autres commerces ou services qui étaient fermés lors des précédents confinements peuvent désormais ouvrir, par exemple les coiffeurs et les services de coiffure, les fleuristes et donc les fleurs dans les supermarchés, les cordonniers et les chocolatiers, les confiseurs, les librairies et puis tout ce qui concerne les services d'entretien d'instrument de musique.

Les concessions automobiles sont aussi ouvertes cette fois si, mais uniquement sur rendez-vous. Quant aux supermarchés et aux hypermarchés, ils peuvent vendre du bricolage, du jardinage, des livres, des DVD, des CD, et des ordinateurs. Les magasins de sport comme Décathlon, eux, peuvent vendre des vélos, mais pas de maillots de bain.

Marchés ouverts, décision aux préfets

Chez Darty, vous pouvez acheter des ordinateurs, mais pas de lave-vaisselle. Quant aux jardineries et aux animaleries, elles peuvent rester ouvertes normalement, mais il leur est recommandé de fermer leurs rayons jouets et loisirs créatifs. Évidemment, les responsables de magasins se disent sidérés. Le directeur général de la Fédération du Commerce de la Distribution a dénoncé dans le week-end une folie bureaucratique.

Et les marchés non-alimentaires? Les marchés peuvent rester ouverts, ou fermés. Ce sont les préfets qui les autorisent ou pas, en fonction de la fréquentation. Ils peuvent aussi décider d'autoriser les marchés, mais de fermer certains étals par exemple les étals d'habillement s'il y a un risque de concurrence déloyale face aux commerces fermés.

Et on n'est pas à l'abri de nouvelles surprises, car le ministre des PME Alain Griset a annoncé dimanche que cette liste des commerces autorisés à ouvrir pourrait évoluer "en cas d'aberration".

Marie Dupin