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Vagues de chaleur: attention aux allergies au pollen d'ambroisie qui arrivent plus tôt cette année

Nez qui coule, fatigue... ce sont peut-être les conséquences d'une allergie au pollen d'ambroisie. Cette plante invasive a commencé sa pollinisation bien plus tôt cette année avec la canicule et les vagues de chaleur, et perturbe l'été des personnes concernées.

Le pollen d'ambroisie vient gâcher en avance l'été des personnes allergiques. C’est une des conséquences des vagues de chaleur de cet été. L'ambroisie est une plante invasive, surtout présente dans la vallée du Rhône.

Entre 1 et 3,5 millions de personnes sont concernées selon l'Agence nationale de sécurité sanitaire. D'habitude, sa floraison s'achève fin août pour émettre son pollen. Mais cette année avec les fortes chaleurs, Jean-Pierre Sauvadon, président de l'association Stop Ambroisie a eu des symptômes bien en avance.

“Depuis 25 ans que je suis allergique, c’est la première fois que j’ai des symptômes aussi tôt. La fois où c’était le plus tôt, c’était le 4 août et cette année, j’ai eu ma première crise le 12 juillet”, explique-t-il.

"Une pollinisation plus précoce"

Nez qui coule, fatigue, gêne respiratoire allant jusqu'à l'asthme. La canicule est un facteur aggravant pour Patrick Rufin, pneumo-allergologue à l'hôpital Necker de Paris. “L’augmentation de la température entraîne une pollinisation qui est plus précoce, plus durable et qui est plus intense”, détaille-t-il.

Ce qui inquiète l'allergologue, c'est la propagation de l'ambroisie hors de la vallée du Rhône. Le réseau national de surveillance aérobiologique alerte déjà.

“Il y a maintenant de l’ambroisie même en Corrèze, en région parisienne. Il y a une alerte du NSA qui dit que la semaine prochaine et la semaine suivante, il va y avoir une pollinisation qui va être tout à fait significative”, pointe-t-il.

Pour soigner ces allergies, l'immunothérapie allergénique, (la désensibilisation) existe, mais il faut aller à la racine du problème. Dès qu'un pied d'ambroisie est visible, il faut rapidement l'éradiquer sinon il persiste dans notre sol jusqu'à 50 ans.

Antoine Martin avec Guillaume Descours