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"Dupin Quotidien": alerte sur la "non conformité" d'une partie des préservatifs vendus en France

Une enquête de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes révèle qu'une partie des préservatifs actuellement vendus ne sont pas conformes aux normes. Certains ont même été déclarés dangereux.

On les achète pour se protéger. Et pourtant… Selon une enquête de la répression des fraudes, un taux très important de non-conformité touche les préservatifs actuellement vendus sur le marché.

Ainsi 82% des échantillons de préservatifs prélevés et analysés par la DGCCRF se sont avérés "non conformes". Un échantillon a même été ”déclaré dangereux” puisque des perforations y ont été constatées. Il s’agit de préservatifs de la marque "STAR Condoms".

La DGCCRF appelle d’ailleurs ceux qui ont des préservatifs de cette marque chez eux de "bien vouloir les ramener à leur pharmacie pour remboursement”. 

Quels types de préservatifs ont été analysés ?

Un défaut de dimension a aussi été constaté sur un autre prélèvement, ”la largeur mesurée est en fait inférieure à la largeur indiquée sur l’étiquetage” donc il peut aussi y avoir un risque de rupture et donc de potentielle contamination, indique les experts. La répression des fraudes dénonce aussi des exigences en matière d’étiquetage qui ne sont pas respectées et l’absence d’indications sur la notice d’utilisation.

L’enquête s’est concentrée sur les préservatifs en latex de caoutchouc naturel mais uniquement sur des marques n’ayant pas la certification NF, qui atteste normalement la conformité des produits. Des préservatifs traditionnels et lubrifiés ont été étudiés et la majorité étaient fabriqués en Chine, en Malaisie et en Thaïlande.

Comment faire pour acheter des préservatifs en toute sécurité ?

La première chose à vérifier est justement le marquage "CE", la norme européenne sur le préservatif ou éventuellement NF (la norme française).

Autre gage de qualité à vérifier: que la boîte de préservatifs porte la mention "Testés électroniquement". Ce test permet en effet d’écarter avant conditionnement ceux qui présentent un ou plusieurs trous. 

Par ailleurs, le préservatif se périme. Sa durée de vie est de 5 ans et il faut absolument que la date limite d’utilisation soit notée sur l’emballage. Enfin, il faut absolument choisir la bonne taille pour éviter le risque de rupture

Marie Dupin