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"Il ne faut pas relâcher la pression": le taux d'incidence baisse à Nice mais les médecins ne veulent pas crier victoire trop vite

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Si le taux d'incidence a baissé à Nice après deux week-ends de confinement, la situation reste grave et la tension dans les hôpitaux est toujours maximale.

Déjà les premiers effets du confinement les week-ends dans les Alpes-Maritimes? Le taux d'incidence est passé de 600 à 487 en deux semaines dans ce département. S'il y a du mieux, la situation reste inquiétante. Car c'est plus du double par rapport à la moyenne nationale et la situation dans les hôpitaux reste toujours critique

Cela fait deux week-ends que cette Niçoise reste enfermée. Pour elle, les efforts ont payé et c'est l'heure de retrouver un semblant de liberté : "Je préférerai qu’on relâche un peu, qu’on relâche même vraiment parce que c’est très pénible de travailler toute la semaine et ensuite le week-end être coincé à la maison", plaide-t-elle.

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Les Niçois fixés sur leur sort dans la semaine

Mais ce n'est pas le moment de faiblir tempère le chef du service d'infectiologie du CHU de Nice Michel Carles : "Dire qu’au bout d’une semaine après le premier confinement le week-end il y a un effet médical, cela me parait prématuré et sans fondement réel d’un point de vue sanitaire et médical", prévient-il.

D'autant que la tension hospitalière reste forte d'après Hervé Cael, médecin urgentiste et conseiller municipal à Nice : "Je pense qu’il ne faut pas relâcher la pression. On n’a pas de recul suffisant pour dire que le combat est gagné Donnons-nous encore quelques jours pour voir les chiffres du taux d’incidence et on verra les mesures à préconiser pour les week-ends à venir". Le préfet s'exprimera la semaine prochaine sur un éventuel 3ème week-end de confinement.

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Garance Munoz (avec G.D.)