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La région Grand-Est doit-elle enfin passer en vert sur la carte du déconfinement ?

Selon le président de la région, les conditions sanitaires sont réunies. Des tests virologiques sont présents en quantité suffisantes sur l’ensemble du territoire, les services de réanimation ne sont plus saturés, et la circulation du virus est faible.

Les Hauts de France et le Grand-Est sont toujours en rouge sur la carte du déconfinement et les présidents de région ne sont pas contents. Mardi, Xavier Bertrand et son homologue du Grand-Est, Jean Rottner, ont écrit au Premier ministre Édouard Philippe pour lui demander de passer leurs régions en vert le 2 juin prochain, début de la seconde phase du déconfinement.

Les passants sont de retour dans les rues de Mulhouse et les clients aussi comme dans la boutique de téléphonie gérée par Salim. Mais la couleur "rouge" de sa région ralentit la reprise économique. “C’est un handicap monstrueux aujourd’hui, on est des pestiférés. Donc il faut redonner confiance aux gens pour revenir à Mulhouse”, affirme-t-il.

Circulation du virus, taux d’occupation des lits de réanimation, nombre de tests… tous les voyants sanitaires sont en effet au vert, explique Jean Rottner, Président de la région Grand Est.

“Il n’y a pas plus de danger à venir chez nous qu’à aller aujourd’hui dans une zone verte. Il faut qu’on s’en sorte, il faut passer à une étape supplémentaire, il faut que le moral soit conservé et ça passe là aussi par la reprise économique”, détaille-t-il.

La généralisation du port du masque en contrepartie ?

Un argument qu’entend Frédéric Bierry, mais pour le président du Conseil départemental du Bas-Rhin il faudra inciter la population à rester vigilante.

“On se donne l’impression qu’il n’y a plus d’entrée dans les hôpitaux, ce qui est faux. Je crois à la nécessité d’ouvrir les territoires, mais je crois aussi à la nécessité d’imposer le masque dans les lieux publics à forte densité”, indique-t-il.

Le Grand Est est l’une des régions les plus touchées, avec plus de 5000 morts comptabilisés depuis le début de l’épidémie.

Caroline Philippe avec Guillaume Descours