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La rentrée vecteur du Covid-19? des scientifiques craignent "un taux d’incidence élevé au sein d’une population peu vaccinée"

De nombreux médecins, scientifiques, chercheurs et épidémiologistes craignent que la rentrée ne fasse office d'accélérateur de l'épidémie.

Un taux d’incidence en forte augmentation chez les mineurs. Voilà ce qui inquiète les signataires d’une tribune parue dans Le Monde ce jeudi. De nombreux médecins, scientifiques, chercheurs et épidémiologistes comme David Simard, chercheur à la faculté de médecine de Paris-Est, craignent une dégradation prochaine de la situation sanitaire avec la rentrée:

"On approche de la rentrée on va avoir un taux d’incidence élevé au sein d’une population peu vaccinée avec plus de formes sévères et graves. Et ce qui est proposé en terme de mesures sanitaires pour la rentrée ne nous paraît pas répondre à l’état et à l’évolution de cette situation", s’alarme sur RMC le chercheur.

"Ce n’est pas parce qu’ils vont retourner à l’école qu’il faut s’inquiéter pour leur santé"

A contrario pour la société française de pédiatrie, la situation sanitaire chez les enfants n'est pas alarmante aujourd'hui. C'est ce qu'explique sa présidente Christèle Gras Le Guen:

"Je pense qu’il ne faut pas inquiéter les parents sur la santé de leurs enfants. Ce n’est pas parce qu’ils vont retourner à l’école qu’il faut s’inquiéter pour leur santé. Ce qu’il faut, c’est que l’on puisse protéger les personnes susceptibles de faire des formes graves de la maladie et ces personnes, ce ne sont pas les enfants".

Des purificateurs d'air réclamés

Pour éviter une multiplication des hospitalisations, les signataires de la tribune réclament le plus rapidement des purificateurs d’air et des détecteurs de CO2 dans les salles de classe.

Les purificateurs d’air, dont l’installation est demandée par de nombreux scientifiques, sont déjà installés dans certaines écoles à l’initiative des autorités locales comme en Auvergne-Rhône-Alpes ou dans quelques arrondissements parisiens. À l’échelle nationale, le ministère de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer en tête, avait mis en doute leur efficacité avant de faire machine arrière et encourager les collectivités territoriales à leur mise en place.

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Alexandre Distel avec Guillaume Dussourt