RMC

Mort suspecte dans un EHPAD: "Ma mère avait le visage tuméfié, un énorme hématome à l'oeil"

En avril 2016, la mère de Maryanick, placée dans un EHPAD de Loire-Atlantique décède après un changement de traitement. Le personnel donne alors des versions contradictoires pour expliquer ce décès soudain. Aujourd'hui Maryanick réclame la vérité sur les raisons de la mort de sa mère.

Un décès soudain. Des versions contradictoires. Aujourd'hui Maryanick réclame la vérité sur les circonstances de la mort de sa mère. Placée en EHPAD (établissement d'hébergement pour personnes âgées) en 2013 à l'âge de 90 ans, la mère de Maryanick y est décédée le 14 avril 2016.

Le 13 avril, suite à un tassement de vertèbres qui la faisait souffrir depuis plusieurs semaines, le médecin de l’EHPAD décide de doubler la dose de codéine pour soulager sa douleur. Il avait demandé aux infirmières d’être tenu informé des effets secondaires au cours des 24 heures qui suivaient. Mais le soir même, pendant le repas, elle fait un malaise et s’effondre dans son assiette. Le personnel la raccompagne dans la chambre en fauteuil roulant et la laisse seule. Le lendemain, elle est décédée.

""Des résidents nous disent qu'ils l'ont entendu hurler"

Pour Maryanick et sa famille, c'est le choc: "Quand nous arrivons à l'EHPAD, elle est nue sur son lit, un chemisier sur elle, elle a le visage tuméfié, un énorme hématome à l'œil, une petite plaie à la tempe. On nous dit qu'elle a bien déjeuné le matin, mais nous sommes sceptiques. On nous donne des versions contradictoires, mensongères. Certains membres du personnel vont nous inviter à poser les bonnes questions parce que eux n'osent pas, ils ont peur de perdre leur emploi. Des résidents nous disent qu'ils l'ont entendu hurler une bonne partie de la nuit. Une résidente nous dit qu'il y a eu beaucoup de sang".

Depuis, pas d'explications: "Nous n'avons toujours rien, aucune nouvelle. J'ai reçu deux coups de téléphone anonymes d'une personne qui disait que sa mère était décédée dans le même EHPAD dans des circonstances troubles, puis une autre qui se disait être un membre du personnel qui voulait soulager sa conscience. On nous a dit qu'elle avait dû beaucoup souffrir, mais que par manque de personnel, ils ne pouvaient pas s'occuper formidablement bien des personnes", a aussi confié Maryanick au micro de RMC.

P.B.