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"On a eu deux clients qui voulaient des devis pour la Grèce": le blues des voyagistes qui craignent le pire pour les vacances d'été

Le secrétaire d’Etat, chargé du Tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne, réunit ce soir les professionnels du secteur pour travailler sur les conditions de la reprise. Un secteur fortement impacté depuis douze mois avec la crise, les confinements et autres couvre-feux.

Habituellement, au mois de mars, Marine a déjà une petite idée de ses vacances pour l’été. “C’est des périodes où on commence à regarder où est-ce que l’on peut partir? On commence à réserver pour avoir des prix intéressants. Et là, du coup, on ne réserve rien du tout, parce qu’on ne sait pas ce que l’on pourra faire ou pas, donc on attend”, indique-t-elle.

Michèle et sa famille vont en général en Espagne, mais si la crise dure, elle pense déjà à deux autres options. 

"L'île d’Oléron, peut-être, peut-être? Et sinon nous habitons la campagne, alors nous resterons chez nous !”, assure-t-elle.

"Il faut que les frontières soient ouvertes"

Dans cette agence de voyages toulousaine, pour la directrice Véronique Marcilly, c’est un peu la soupe à la grimace. 

“Aujourd’hui, il y a deux clients pour la Grèce, qui souhaitent des devis pour cet été. Contrairement aux autres années, où nous avions une vingtaine de demandes par semaine”, regrette-t-elle.

Du coup, Jean-Pierre Mas, président des entreprises du voyage, demandera au ministre de prendre une mesure vitale. “Aujourd’hui ce que l’on veut, c’est sortir de l’assistance respiratoire, et travailler. Et pour travailler, il faut que les frontières soient ouvertes. Et les frontières fermées, c’est inutile et illusoire”, insiste-t-il.

Une réouverture nécessaire pour sauver un secteur qui a enregistré une chute de 80% de son activité en l’espace de quelques mois.

Jean-Wilfrid Forquès avec Guillaume Descours