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"On essaye de recruter le plus largement possible": ruée sur les tests avant les vacances, les pharmacies et les labos débordés

Entre le regain de l'épidémie et les départs en vacances, les Français se ruent sur les tests antigéniques et PCR. À tel point que les biologistes ont peur de ne pas pouvoir répondre à toute la demande.

Depuis quelques jours, les gens se bousculent devant la pharmacie Chaubet à Toulouse: "On prend l'avion pour Venise et il faut absolument avoir un test PCR ou antigénique négatif", assure une Toulousaine. "J'ai dû contacter plusieurs pharmacies avant de venir, parce que c'était blindé jusqu'à 17h", assure une autre.

Dans une autre pharmacie de la ville rose, c'est la ruée. Et celles qui testent sont épuisées: "C'est toute la journée non-stop. On refuse même des gens parce qu'on n'en peut plus".

Entre le regain de l'épidémie et les départs en vacances, les Français se ruent sur les tests antigéniques et PCR. À tel point que les biologistes ont peur de ne pas pouvoir répondre à toute la demande.

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Deux millions de tests en une semaine

Dans les laboratoires il y a bien assez de tests pour tout le monde mais il n'y a pas assez de main d'œuvre pour les faire: "On essaye de recruter le plus largement possible. On a demandé aux écoles de chirurgie dentaire, on a demandé un peu partout mais on se demande si on va pouvoir tenir", assure François Blanchecotte, le président du syndicat des biologistes.

Pour les aider à tenir, certaines communes s'organisent. À Carry-le-Rouet par exemple, le maire René Francis Carpentier a mis à disposition un chalet devant le Casino de la ville: "Deux équipes d'infirmières et d'infirmiers vont être formées, une de nuit et une de jour, pour pouvoir alléger la charge des pharmacie et tester", assure l'élu à RMC.

Une aide plus que précieuse : la semaine dernière, 2 millions de personnes se sont faites tester et le chiffre devrait doubler cette semaine avec la mise en place du pass sanitaire dans les lieux de culture tandis que le nombre de contaminations continue d'augmenter ainsi que les indicateurs hospitaliers.

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Anne-Lyvia Tollinchi (avec Guillaume Dussourt)