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"On se disait qu’on pouvait y passer aussi": soulagement des Marseillais qui devraient éviter un reconfinement le week-end

Jean Castex ne devrait pas annoncer un reconfinement dans la région. Une très bonne nouvelle pour les habitants qui ont de plus en plus de mal à accepter les mesures de restriction.

En dehors du Pas-de-Calais, le gouvernement a donc décidé de ne pas confiner le week-end les 25 millions de Français habitants dans les 20 départements sous surveillance renforcée. Un choix peut être motivé par l'opposition de plus en plus forte des Français aux mesures de restrictions.

Venue chercher un ami à la gare Saint-Charles, Nadia est heureuse d'apprendre qu'elle pourra profiter de son week-end avec lui. “Au niveau psychologique, vraiment, c’est un soulagement, on attendait que ça, ne pas être confiné”, indique-t-elle.

Même sentiment pour Raphaël qui vient passer la fin de semaine à Marseille. Il va pouvoir découvrir les Calanques.

“Très bonne nouvelle. Je viens pour travailler et je vais rester ce week-end, je vais pouvoir profiter. À l’hôtel sans cuisine, sans rien, ça aurait été compliqué. On pourra au moins se promener au bord de la mer”, confie-t-il.

Une acceptation des mesures plus faible

Beaucoup de Marseillais comme Guillaume espèrent que ce sursis ne sera pas que d'une seule semaine, mais que l'idée d'un reconfinement est définitivement abandonnée.

"C’est l’occasion de continuer à avoir encore des activités le week-end, de sortir de chez soi donc ça me semble positif. Quand on voit la situation dans les Alpes-Maritimes et dans le Nord, on se disait qu’on pouvait y passer aussi. J’espère que ça va s’arrêter à un moment", détaille-t-il.

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Comme lui, 65% des Français sont désormais opposés aux mesures de restrictions. Un chiffre en augmentation de 12 points en un mois constate Bernard Sananes, président de l'institut de sondage Elabe.

“Jusqu’à présent, les Français, et ça nous a surpris, ont été assez légalistes. Ce n’était pas de gaîté de cœur, mais ils appliquaient les mesures. Mais là aujourd’hui les Français ne voient pas la lumière au bout du tunnel. Ils se disent que ça va être long et en même temps le vaccin n’est pas là. Donc comment on peut se projeter et reprendre une vie normale”, analyse-t-il.

Une vie normale que l'on pourrait "peut-être retrouver dès la mi-avril" a assuré mercredi le porte-parole du gouvernement.

Nicolas Ropert avec Guillaume Descours