RMC

"On va être accumulés dans un amphithéâtre!": ces étudiants ne comprennent pas les examens obligatoires en présentiel

De nombreux étudiants sont furieux de devoir se rendre en amphi pour leurs examens.

Restrictions sanitaires obligent, la plupart des examens à l’université se déroulent en distanciel jusqu’au 2 mai. Tous, sauf ceux des étudiants en santé. Dans une circulaire diffusée le 3 avril, le ministère de l’enseignement supérieur laisse aux doyens le choix d’organiser en présentiel ou en distanciel les examens pour cette catégorie d’étudiants.

Avec plus de 200 camarades de promo Emilie a rendez-vous en amphi fin avril. Les partiels de quatrième année de médecine se dérouleront en présentiel, a décidé la fac de Besançon.

“Le problème, c’est qu’on va tous être accumulés dans un amphithéâtre, le midi pareil quand on va devoir aller manger... On va tous aller manger au même endroit au même moment et on n'aura pas nos masques. Donc nous, étudiants, on se sent un peu abandonnés et là, c’est le coup de trop”, appuie-t-elle.

Risque de contaminations des patients

Un risque de contamination qui inquiète Emilie, car immédiatement après les partiels, elle partira en stage au CHU de Besançon, au service neurochirurgie. “On voit des personnes de tout âge, des personnes qui n’ont plus de système immunitaire. On voit beaucoup de personnes différentes et on peut les contaminer”, assure-t-elle.

Pour éviter ces situations, l'association nationale des étudiants en médecine réclame du cas par cas.

"Il ne faut absolument pas qu’il y ait de brassage. C’est pour ça qu’on est très vigilant et qu’on veut qu’il y ait les meilleures concertations possibles entre élus, étudiants et doyens pour que la sécurité de tous soit garantie”, explique la présidente, Morgane Gode-Henric.

L’association réclame aussi des sessions bis pour que les absents n’attendent pas les rattrapages cet été.

Martin Cadoret avec Guillaume Descours