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Pass sanitaire: malgré la contestation, le gouvernement maintient la pression

Restaurant, salle de sport, centre commercial ou musée, le pass sanitaire est désormais partout, tout le temps. Et le gouvernement entend maintenir la pression avec la fin de la gratuité des tests d'ici la mi-octobre

Au restaurant, à la salle de sport ou au musée, le pass sanitaire, c'est partout, tout le temps: "C'est normal qu'on me le demande. Sortir son téléphone pour un QR code ou prendre une photo, je trouve qu'il n'y a pas plus de contraintes". Comme Colline, plus d'un Français sur deux est favorable au pass sanitaire, selon une étude de l'IFOP.

Mais ce n'est pas le cas de Loïc, qui n'est pas vacciné, et pour qui le pass est surtout synonyme de contraintes: "Ça prend la tête, c'est une charge mentale en plus qu'o nous impose. Toutes les 72 heures on cherche une tente pour refaire un test, on réfléchit aux créneaux horaires, on est étouffé en permanence".

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"Le président a décidé de cliver"

Si le nombre de manifestants contre le pass sanitaire est en légère baisse par rapport à la semaine dernière, il témoigne selon Florian Philippot, le leader du parti "Les Patriotes", d'une colère profonde: "Le président de la République et le gouvernement ne sont pas des gens qui décident pour 67 millions de personnes. On est complètement en tyrannie. L'entrée en vigueur concrète du pass sanitaire depuis le 9 août a fait réaliser aux Français à quel point c'était bizarre comme société et pas dans nos gênes de Français habitués à la liberté et l'égalité".

Aux yeux de l'exécutif, le mouvement reste très minoritaire alors que 46 millions de personnes ont reçu une première dose de vaccin. Le politologue Pascal Perrineau estime sur BFMTV qu'Emmanuel Macron surjoue la fermeté: "On voit que le président de la République est extrêmement actif et que sur ce terrain, il a décidé de cliver en désignant les anti-vaccins et les anti-pass sanitaire".

Le gouvernement entend maintenir la pression sur les anti-pass, avec la fin de la gratuité des tests annoncée pour mi-octobre. Au 15 août, on recensait en France 46.315.788 de personnes ayant reçu une 1ère injection et 39.091.171 personnes bénéficiant d'un schéma vaccinal complet.

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Paul Barcelonne (avec Guillaume Dussourt)