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Pourquoi l'épidémie de grippe est particulièrement virulente ces dernières semaines

Le nombre de passages aux urgences pour syndrome grippal a bondi de 84% en une semaine selon Santé Publique France. Une épidémie de grippe qui tombe mal avec le début d'une grève des médecins généralistes lundi.

Après plusieurs années de recul, dû notamment à l'émergence du Covid-19, l'épidémie de grippe est particulièrement virulente cette année. Un recrudescence de l’épidémie alors que les services hospitaliers sont déjà saturés et qu’une grève des généralistes a commencé lundi.

Le nombre de passages aux urgences pour syndrôme grippal a bondi de 84% en une semaine selon Santé Publique France et de 118% pour les hospitalisations.

Première victime de cette grippe 2022, Nadia. Dès l’instant où elle l’a attrapée, elle n’a pas pu sortir du lit. “J’étais fatiguée, j’avais mal à la tête et j’étais enrhumée", indique-t-elle.

Elle fait le test, ce n’est pas le Covid, mais son médecin est clair, elle a attrapé la grippe, et pour Nadia, ça a duré plus longtemps que d’habitude.

"Ça ne dépasse jamais trois ou quatre jours maximum mais là ça fait deux semaines”, confie-t-elle.

Mêmes symptômes chez les enfants. Le fils de Gabriela, trois ans, a mis un mois à s’en remettre. “C’est la première fois qu’un de mes enfants est malade pendant aussi longtemps et a autant de fièvre. Il est allé jusqu’à 40 de fièvre. Ça a vraiment été très très flippant”, assure-t-elle.

Moins de prévention

Cette grippe attaque des corps qui ne sont plus habitués à une telle virulence. Et la contamination progresse alors qu’on ne se protège plus autant qu’avant selon le médecin généraliste Guillaume Dewevre.

“Une grande partie de la population s’expose plus ou, en tout cas, ne prévient plus la contagiosité via les gestes barrières. On voit beaucoup moins de masques actuellement portés. Il y a une forme de relâchement qui peut se comprendre après deux années de Covid”, explique-t-il.

En plus des gestes barrières, le médecin encourage ses patients à se faire vacciner. Une vaccination qui n’empêche pas la contamination, mais qui amoindrit les symptômes.

Ameline Lavechin et Pierre Bourgès avec Guillaume Descours