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Qu'est-ce que c'est l'Ivermectine, un traitement qui pourrait protéger de certains symptômes du Covid-19?

"THIBAUD VA PLUS LOIN" - Pour lutter contre le Covid-19, il y a la vaccination, mais également un espoir médicamenteux. Explications.

Mercredi, sur notre plateau Nicolas Dupont-Aignan, défenseur de l'Ivermectine, se réjouissait que l'Institut pasteur ait reconnu après étude que cette molécule était une méthode de soin précoce contre le Covid-19.

Qu'est-ce que c'est l'Ivermectine?

Utilisée comme traitement antiparasitaire, l'Ivermectine pourrait aussi protéger de certains symptômes du Covid-19. Des tests en laboratoire sur des animaux ont été réalisés. Et démontrent qu'il serait possible de limiter l'inflammation des voies respiratoires et de lutter contre la perte d'odorat. Et de fait, prévenir une inflammation mortelle.

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Son rôle d'immunomodulateur permettrait de stimuler les réactions du système immunitaire pour éviter un accroissement des symptômes même si la charge virale reste la même. Il ne s'agit donc pas d'un antiviral qui permet lui de bloquer un virus.

Pour l'un des auteurs de cette étude, ces travaux "ouvrent la voie à un développement pour de meilleurs traitements contre le Covid chez l'homme". C'est d'ailleurs l'un des médicaments souvent évoqué depuis le début de la pandémie pour lutter contre le virus Sars-Cov 2.

De nombreuses études ont été réalisées dans le monde et jusque-là, son efficacité n'a jamais été prouvée.

Il a pourtant été recommandé en Inde, alors qu'en mars dernier l'OMS déconseillait son utilisation en dehors des essais cliniques. Début avril, l'Agence nationale de sécurité du médicament a refusé son utilisation temporaire en France.

Est-ce qu'il y a d'autres médicaments à l'étude ?

On a beaucoup parlé de la chloroquine, dont Didier Raoult fut l'un des principaux défenseurs. Son utilisation est pourtant aujourd'hui déconseillée en traitement préventif. 

Pour autant il y a de l'espoir, la semaine dernière une étude a conclu que le Tocilizumab, un anti-inflammatoire associé à des corticoïdes permettait de réduire le risque de décès de 17%. Son utilisation a même été recommandée par l'Organisation mondiale de la santé.

Des essais cliniques ont également été lancés dans les Hauts-de-France concernant le Clofoctol utilisé dans les traitements contre les rhinopharyngites pour lutter contre le Covid.

Concernant les traitements, à ce jour, seuls deux anticorps monoclonaux, protéine qui aide le système immunitaire à neutraliser une bactérie ou un virus, ont été autorisés par l'Agence française du médicament de manière temporaire sur le territoire. Et uniquement pour des patients déjà atteints par le virus de plus de 80 ans ou de plus 70 ans, si elles présentent un risque de complication.

Thibaud Texeire