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"Reconfinement flash", "reconfinement local": les pistes à l'étude lors du Conseil de défense

Emmanuel Macron réunit ses ministres en visioconférence ce mardi matin pour faire un point sur le Covid en France. Des élus du Grand Est réclament un nouveau confinement.

Et de trois? Malgré les espoirs que fait naître le début de la campagne de vaccination contre le Covid-19, les Français finissent l'année sous la menace d'un possible nouveau confinement, qui pourrait être local selon certains élus, alors que se tient mardi un conseil de défense sanitaire.

Très inquiétante par endroits, comme par exemple dans la région Grand Est, la situation sanitaire motive la tenue d'un conseil de défense mardi. On ne sait pas encore si de nouvelles mesures y seront décidées, mais des élus locaux ont déjà leur idée.

Au menu des discussions, donc, la situation épidémique du pays bien sûr, et aussi d'éventuelles nouvelles restrictions sanitaires. Car s'il est encore trop tôt pour constater l'impact des fêtes sur la propagation de l'épidémie, plusieurs élus du Grand Est appellent le gouvernement à reconfiner leur territoire au plus vite. 

L'objectif des élus de la région est de pousser l'exécutif à mettre en place un reconfinement local, quelque chose "de rapide, de court et d'efficace", insiste le maire de Nancy Mathieu Klein. Un "reconfinement flash" sur quinze jours complète le président de la région Grand Est Jean Rottner.

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"Rien ne justifie d'attendre la rentrée"

Ces élus s'appuient sur les données sanitaires, la situation dans la région est identique à celle constatée à la veille du deuxième confinement. En 15 jours, le nombre de patients Covid-19 a augmenté de 50%.

Des arguments auxquels le ministre de la Santé semble sensible. Lors de ces derniers échanges avec ces élus de terrain, Olivier Véran n'a écarté aucune hypothèse du reconfinement local à la mise en place d'un couvre-feu dès la fin d'après-midi dans les régions les plus touchées tout a été étudié.Les élus attendent désormais des décisions immédiates à l'issue du conseil de défense aujourd'hui, "car rien ne justifie d'attendre la rentrée" insiste le maire de Nancy.

Mais si l'hypothèse est prise très au sérieux par le gouvernement, celui-ci pourrait attendre les derniers chiffres avant de se prononcer.

Jérémy Trottin (avec Guillaume Dussourt)