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Urgences de l'hôpital de Pontoise en arrêt maladie: sortie de crise avec un accord trouvé

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(illustration) - Pascal POCHARD-CASABIANCA / AFP

Les urgences de l'hôpital de Pontoise ont repris le cours "normal" de leur travail ce lundi, après un bras de fer avec la direction qui a conduit à la mise en arrêt maladie de nombreux soignants.

A l'image de la situation de l'hôpital de Thionville (Moselle) qui a connu une contestation similaire récemment, les choses se décantent à l'hôpital de Pontoise (Val-d'Oise). Un "accord" de sortie de crise a été trouvé aux urgences de l'hôpital, où près de 90% des soignants étaient en arrêt maladie depuis une semaine pour dénoncer des manques d'effectifs et de moyens ont repris le travail lundi.

"La semaine dernière a donné lieu à plusieurs rendez-vous avec l'équipe, les représentants du personnel et la direction de l'hôpital pour aboutir à un accord autour d'un nouveau projet médical et paramédical qui se déploiera dans les semaines à venir", a déclaré dans un communiqué le syndicat "UNSA santé sociaux public et privé", qui a soutenu le mouvement.

Une augmentation des effectifs pour faciliter l'admission aux urgences, gérer l'administratif et renforcer l'équipe de nuit a été acté, soit "15 équivalents temps plein", s'est félicité le syndicat. Contacté, l'hôpital n'a pas donné suite aux sollicitions de l'AFP.

Infirmiers, brancardiers et aides-soignants...

Le 9 janvier, au petit matin, la plupart des soignants des urgences adultes de l'hôpital de Pontoise avait déposé des arrêts maladie pour dénoncer leurs conditions de travail et la prise en charge dégradée des patients. Il s'agissait principalement d'agents des services hospitaliers, infirmiers, brancardiers et aides-soignants des équipes de jour et de nuit.

Parfois, "il y a plus de vingt heures d'attente aux urgences pour déjà voir un médecin et que les infirmiers installent les patients dans une salle de consultation", avait dénoncé sous couvert d'anonymat un soignant expérimenté, las de voir les patients "sur des brancards aux urgences, dans le couloir".

Les urgences étaient restées ouvertes malgré ces défections, mais l'agence régionale de santé (ARS) d'Ile-de-France avait annoncé une "régulation", soit un refus de certains patients dans cet hôpital pour les orienter vers des structures environnantes.

Le mouvement n'est pas isolé puisque des tensions similaires touchent l'est de la France depuis plusieurs semaines, notamment les urgences de Thionville comme l'avions longuement évoqué sur RMC, mais aussi à Sarreguemines et Saint-Avold en Moselle.

Avec AFP