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Délégué syndical de PSA condamné: "Ils sont en train de donner une image de voyou de la CGT"

L'usine PSA de Poissy en 2012.

L'usine PSA de Poissy en 2012. - AFP

Vendredi, le tribunal correctionnel de Versailles a condamné un délégué syndical CGT de l’usine Peugeot de Poissy à 2600 euros d’amende et six mois de prison avec sursis.

On lui reproche d’avoir frappé un cadre lors d'une bousculade en septembre dernier. Vendredi, Fardi Borsali, délégué syndical CGT de l’usine Peugeot de Poissy, a été condamné par le tribunal correctionnel de Versailles à six mois de prison avec sursis et 2600 euros d’amende.

Le délégué syndical a d'ores et déjà fait appel de la décision. Et plusieurs personnalités, comme Philippe Poutou du NPA, le député de la France Insoumise Eric Coquerel, Arlette Laguiller, l'ancienne leader de Lutte Ouvrière, ou encore le socialiste et ex-inspecteur du travail Gérard Filoche, sont venus manifester leur soutien à Farid Borsali samedi matin devant le siège parisien de PSA, non loin de des Champs Elysées).

"Un acte qui n’est pas acceptable au sein de l’entreprise"

Son avocate, Marie-Laure Dufresne Casté, dénonce un verdict "complètement fou". "Pour condamner quelqu’un il ne suffit pas d’avoir un certificat médical. Il faut démontrer que cette personne a frappé une autre personne. Il y avait un huissier présent. Et cet huissier qui était présent n’a jamais relevé aucun incident entre Fardi Borsali et ce monsieur. Les poursuivants ne démontrent aucunement que Fardi Borsali aurait touché le petit chef en question. Ils sont en train de donner une image de la CGT, une image de voyou".

Des accusations que rejettent Bruno Bertin, DRH France du groupe PSA. "On a un manager qui s’est retourné deux doigts et qui a eu une incapacité temporaire de travail de quinze jours. Un acte qui n’est pas acceptable au sein de l’entreprise. On ne comprend pas cette attaque sur la manière dont on conduit le dialogue social dans l’entreprise. Nous sommes très respectueux du dialogue social, et le respect va dans les deux sens".

Antoine Jeuffin (avec A.M.)