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"Des Noël il y en aura plein, une retraite on en a qu’une seule": après une manifestation surprise Gare de Lyon, les syndicats promettent de nouvelles actions coup de poing

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La circulation des deux lignes de métro parisien, jusqu'ici épargnées par les grèves, a été interrompue une vingtaine de minutes.

Au vingtième jour de grève contre la réforme des retraites, le mouvement en semble pas s'essouffler. Après plusieurs journées de manifestations largement suivies, les grévistes passent désormais aux action coup de point. Coupures d'électricité sauvages, blocages, ils veulent continuer à se faire entendre. Lundi à Paris, la circulation a été arrêtée dans le métro et des fumigènes allumés dans les couloirs de la gare de Lyon. Des centaines de grévistes ont participé à cette action surprise interrompant pendant une vingtaine de minute la circulation des lignes 1 et 14 du métro, les deux seules automatiques de la capitale circulant normalement.

"L’idée c’était de pouvoir montrer que la grève continue. Il n’y a pas de trêve de la part du gouvernement et du patronat, il n’y a pas de raison qu’on en fasse", explique Arnaud Pons, cheminot en grève depuis le 5 décembre. Pour lui pas question de faire une pause dans cette mobilisation.

"C'est interdit de reculer"

Les actions coup de poing sont indispensables pour montrer que le mouvement continue et ne s'essouffle pas, estime-t-on dans les rangs des manifestants : "Des Noël il y en aura plein, une retraite on en qu’une seule. Si on ne bloque pas l’économie, on n’entend pas. S’arrêter là c’est dire ‘j’ai perdu 1500 euros, il n’y a rien du tout à l’année prochaine’. On a fait vingt jours aujourd’hui, c’est interdit de reculer", plaide Anasse Kazib, délégué syndical à Sud-Rail.

Lundi une galerie commerciale a été bloquée à Toulouse tout comme deux raffineries. Et de nouvelles actions de ce type sont prévues dans les prochains jours assurent les syndicats sans donner plus de précisions. La ministre de la transition écologique Elisabeth Borne a condamné ces actions: "Le libre exercice du droit de grève n'est pas un droit à envahir, à bloquer, à intimider les voyageurs", a-t-elle dénoncé.

Mahauld Becker-Granier ( avec Guillaume Dussourt)