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Grève SNCF contre la réforme des retraites à Toulouse: "Ca fait un mois, c'est normal qu'il y ait un petit creux"

Après 36 jours de grève, c'est la quatrième journée de mobilisation contre la réforme des retraites ce jeudi. Une mobilisation qui commence à s'essouffler du côté des cheminots de Toulouse.

Jérôme Monamy, secrétaire général de la CGT cadre et maîtrise des cheminots de Toulouse se prépare à rejoindre le cortège de l’intersyndicale en milieu de matinée. Cela fait une semaine qu’il bat le rappel des troupes: "Même si on n'a pas fait de trêve, on a tous été un peu en congé donc un peu éloignés de la lutte même si on a toujours un œil de dessus. Mais on est un à un mois, c’est normal qu’il y ait un petit creux".

Des cheminots déterminés et qui pourtant semblent bien seuls à se mobiliser sur la durée. Tout est une question de visibilité pour Jérôme Monamy: "Nous, ça se voit les cheminots quand on est en grève parce qu’il n’y a pas train. Les collègues d'EDF quand ils sont en grève, vous avez toujours du jus dans votre maison donc ça se voit moins mais ils sont en grève".

"Un certain épuisement"

Patrick Somprou sera lui aussi dans le cortège tout à l’heure. Le secrétaire général adjoint de l’UNSA Ferroviaire Midi Pyrénées est pourtant plus mitigé que son collègue CGTiste sur l’avenir du mouvement: "On se rend bien compte que la participation dans les assemblées générales, le taux de grévistes commence à sérieusement chuter. On sent qu’il y a un certain épuisement maintenant. Effectivement de la déception, on aurait aimé avoir un peu plus de troupes derrière nous pour pouvoir continuer et faire plier le gouvernement mais bon. On va voir un peu comment ça va se passer maintenant".

Et dans la région, une 15 aine de manifestations sont prévues, notamment à Foix ou Sète ou encore Perpignan.

Estelle Henry