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L'assurance à la demande tente de se faire une place en France

Les assureurs veulent se mettre à la page de nos nouvelles habitudes de consommation. L'assurance à la demande essaie de se faire une place en France, mais qu'est-ce que c'est?

On connaît tous Netflix, Spotify, et bien d'autres services à la demande. Vous pouvez désormais gérer votre assurance comme vous gérez vos abonnements, à partir de votre téléphone. Vous aurez bien sûr une assurance auto obligatoire ou une assurance habitation de base mais vous pouvez y ajouter ou désactiver une fonctionnalité quand vous voulez directement.

Par exemple: si vous prêtez votre voiture ou votre appartement à des amis un week-end, vous n’avez qu’à activer l’option "conducteur secondaire" ou "tiers occupant" pour être couvert pendant les deux jours chez Leocare par exemple.

Ça concerne aussi les plus petits objets, un ordinateur, ou un appareil photo. Vous pouvez les inclure à votre contrat d'assurance lorsque vous vous en servez.

Est-ce que c’est intéressant pour les assurés?

Si vous êtes conducteur occasionnel par exemple, la Maif propose un forfait de 25 euros par mois pour un bon conducteur avec un véhicule standard, et 2 centimes par minute de circulation. Du coup, si vous ne roulez que 20 minutes par jour en semaine, vous allez pouvoir économiser 20% sur une prime d’assurance moyenne.

Si vous voulez ajouter un jeune conducteur, ça coûte en général le double d’un contrat basique. Sauf que là, vous n’allez pas payer à l’année mais à la journée ou à la semaine pendant laquelle vous activez l’option.

Pour les petits objets, ça coûte entre 11 centimes et un euro la journée de garantie. Et si vous prêtez votre logement à des amis, c’est entre 2 et 5 euros la journée pour un occupant tiers.

Les assureurs restent un peu frileux

Il y a beaucoup de startups, mais après la Maif, Société Générale Assurances et Generali s’y intéressent. Avril aussi veut développer une assurance à la demande pour les trottinettes, les vélos et les gyropodes.

Et pourtant il y a une demande en France: 2 Français sur 3 seraient prêts à souscrire à une assurance à la demande, surtout les 25-34 ans d’après une étude OpinionWay.

Le problème, c’est que si c’est intéressant pour l’assuré, ça l’est forcément moins pour l’assureur. Moins c’est cher pour nous, plus l’assureur perd de l’argent. Des courtiers comme HyperAssur sont sceptiques sur la viabilité du système.

Anaïs Bouitcha