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Le gouvernement craint des débordements lors de la mobilisation des gilets jaunes

Le mouvement, qui est né sur internet, reste difficile à mesurer. Ce qui fait craindre au gouvernement des scènes de violence.

Les prix du carburant sont en baisse depuis quelques jours. La baisse du cours du pétrole a entraîné une baisse de 3 centimes pour le litre gazole et de près de 6 centimes pour le super. Pourtant, cette baisse ne semble pas apaiser la colère liée à la hausse des taxes. 

La journée du 17 novembre se profile et inquiète du côté du gouvernement. "Notre inquiétude est sur la sécurité", avoue la ministre du travail, Muriel Pénicaud. Selon un des membres de la majorité, cette inquiétude vient du fait qu’il est compliqué de mesurer l’ampleur de la mobilisation. 

Des mesures annoncées d'ici mercredi

En effet, le mouvement des gilets jaunes n’est ni structuré, ni encadré ce qui fait craindre des violences.

Emmanuel Macron a lui-même constaté l’ampleur de la colère sur le terrain la semaine dernière. Interpellé par plusieurs personnes, beaucoup lui on parlé de cette journée de mobilisation. 

En coulisses, les réunions se multiplient, comme lundi, entre le Premier ministre, les ministres de l'Economie, la Transition écologique, des Comptes publics, des Transports... Les arbitrages sont en cours, confient-ils.

Et pour cause: le gouvernement doit annoncer d’ici mercredi soir des mesures pour faire face à la hausse des carburants et espère que celles-ci feront quelque peu descendre la tension. 

Parmi les pistes les plus sérieuses: la renforcement de la prime à la conversion, l'élargissement du chèque énergie, ou encore la défiscalisation des aides pour les carburants et la prime employeur co-voiturage avancée à 2019 au lieu de 2020 (200 euros/an).

Objectif: montrer que le président et le gouvernement ont entendu la colère des Français sans pour autant renoncer à la hausse des taxes sur les carburants. Pour le gouvernement, le pire scénario serait un mouvement de type "bonnets rouges" qui cristallise toutes les tensions accumulées depuis l’élection d’Emmanuel Macron. 

Annabel Roger (Avec G.D)