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"Le populisme ne me fera pas changer de position": dans le Gard, le président du Conseil général ne veut pas revenir au 90 km/h

Denis Bouad a déclaré vouloir respecter le temps de l'expérimentation qui est de deux ans. Au grand regret de certains automobilistes qui réclament un retour à la limitation à 90 km\/h sur les routes secondaires.

L'article de la loi mobilités qui redonne la possibilité aux présidents de conseils départementaux de déroger aux 80 km/h a été adopté jeudi dernier. Le Gard figure parmi les quatre départements qui ont annoncé vouloir maintenir une limitation de vitesse à 80 km/h, avec le Rhône, la Loire-Atlantique et les Ardennes. 

Mais le maintien annoncé de la limitation à 80 km/h sur les routes départementales gardoises suscite l’incompréhension chez David qui roule environ 50 km par jour.

"Pourquoi le Gard, on resterait à 80 km/h. Je ne comprends pas. Il y a beaucoup de routes dans le Gard qu’on pourrait remettre à 90 notamment celle que je prends", affirme-t-il.

Hugues au contraire est plutôt pour un maintien de la limitation à 80 km/h. "Moi, je suis favorable au 80km/h. En tant qu’artisan ça me fait faire des économies d’essence. Et puis on est tranquille comme ça", indique le conducteur. 

Respecter le temps de l'expérimentation

Au conseil départemental du Gard, l’opposition de droite a réclamé vainement au président socialiste de revenir au 90 km/h, mais Denis Bouad assume sa décision de pousser l’expérimentation jusqu’au bout.

"Il n’y a rien qui me fera changer de position. Le populisme ne me fera pas changer de position. La pression de certains automobilistes ne me fera pas changer d’idée. Donc il faut être raisonnable. Attendons la fin de l’expérimentation. Ce n’est pas compliqué c’est deux ans, on ne peut pas changer de règle en permanence sinon ça n’a aucun intérêt", affirme-t-il.

Pour l’heure dans le Gard, le taux de mortalité depuis le passage à 80 km/h reste proche de ceux des années précédentes. 

Lionel Dian avec Guillaume Descours