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"Les trottoirs ne sont pas des garages": ces villes qui veulent rendre le stationnement payant pour les deux-roues motorisés

Actuellement motos, scooters et autres deux-roues motorisés peuvent stationner gratuitement sur une place dédiée ou sur une place pour voiture.

Le stationnement payant pour les deux-roues dans la capitale revient sur la table ce mardi. La mesure doit être discutée au Conseil de Paris.

La maire du 9e arrondissement de Paris, Delphine Bürkli, souhaite lancer une phase de test de stationnement payant des deux-roues motorisés dans son arrondissement, un moyen selon l'élue de "mettre fin à l'anarchie qui existe sur l'espace public". Mais la mesure doit d'abord être soumise au vote de l'ensemble des élus parisiens. La majorité d'Anne Hidalgo y est plutôt favorable.

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En France, la commune de Vincennes dans le Val-de-Marne applique déjà le stationnement payant aux deux-roues motorisés depuis avril 2018. C’est également le cas dans la commune voisine de Charenton-le-Pont.

Pablo gare son scooter en bas de chez lui sur l'espace réservé aux deux-roues. Il paye sept euros par mois de stationnement.

“C’est sûr que devoir payer, ça empiète un petit peu le pouvoir d’achat automatiquement. Mais le tout, c’est que ça reste raisonnable surtout si ça permet de créer des places deux-roues parce que bien souvent, on se retrouve à mettre des deux-roues là où on peut et on se fait verbaliser pour des montants bien supérieurs”, indique-t-il.

Montreuil et Aix-en-Provence veulent suivre

Payer pour avoir suffisamment de parkings pour se garer, en trois ans la mairie de Charenton a créé 500 places de deux-roues motorisés. Le maire les Républicains Hervé Gicquel a mis fin au stationnement anarchique sur les trottoirs

“Les trottoirs ne sont pas des garages à deux-roues motorisés. Au bout de quelques mois, on a vu une véritable amélioration et on a sensiblement développé le nombre de places pour ces véhicules. Sept euros par mois pour un emplacement à Charenton, c’est dérisoire. Donc c’est bien un accompagnement des mobilités et en aucun cas une volonté d’augmenter les recettes pour améliorer l’hygiène”, assure-t-il.

Plusieurs villes françaises souhaitent aujourd'hui expérimenter le stationnement payant pour les deux-roues dont Montreuil et Aix-en-Provence.

Romain Poisot avec Guillaume Descours