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Pénurie de chauffeurs de bus: fin de la galère pour des centaines d’enfants en Seine-et-Marne

Depuis la rentrée, plusieurs centaines d’enfants, du primaire au lycée, étaient privés de cars scolaires en Seine-et-Marne. Certains loupaient l'école ou les parents devaient faire le taxi. Une solution a désormais été trouvée par le transporteur après l'intervention de "RMC s'engage pour vous".

Tous les jours, il fallait trouver une alternative au transport scolaire pour aller à l'école. En Seine-et-Marne, des centaines d'enfants étaient privés de car depuis la rentrée. Une véritable galère pour les parents qui jouaient les taxis et qui tentaient de se relayer. Anne, maman d'un élève de 6e avait alerté les équipes de RMC s'engage pour vous. Chaque jour, elle emmenait son fils au collège de Villeneuve-sur-Bellot, à 15km de chez eux.

RMC avait constaté le problème sur place avant de demander des comptes à Transdev, qui gère les deux lignes de bus impactées par le manque de chauffeurs. Le transporteur a, depuis, tenu promesse. La situation est rentrée dans l'ordre.

"Maintenant tout le monde va au travail serein, sans avoir à penser que peut-être l'enfant est resté à l'arrêt, ne sachant pas avec qui il va monter en voiture. Dans cet élan de solidarité, beaucoup de parents se sont mobilisés pour faire eux-mêmes le ramassage scolaire mais ça n'est pas très rassurant d'envoyer un enfant dans la voiture de quelqu'un qu'on ne connaît pas", explique Anne.

Des chauffeurs en cours de formation

C'est également une véritable économie pour toutes ces familles qui devaient faire jusqu’à 60 kilomètres supplémentaires par jour, tout en continuant de payer l’abonnement de bus de leurs enfants. 

En revanche, si la situation est réglée pour les lignes scolaires, elle ne l'est pas pour les autres. C'était quand même une volonté des parents et des élus de prioriser les plus jeunes.

"Le transporteur s'est engagé dans un processus qui nous paraît vertueux, c'est-à-dire qu'il a commencé à former un certain nombre de futurs chauffeurs de manière à ce que ça puisse rentrer dans l'ordre courant 2023, dans le premier trimestre nous dit-il parce qu'il faut quand même trois mois de formation pour les nouveaux chauffeurs", affirme, de son côté, Édith Théodose-Poma, maire de Saint-Cyr-sur-Morin, commune desservie par ces 2 lignes.

Elle espère un retour à la normale complet avant l’été prochain.

AB avec Elise Denjean