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Que faire ou ne pas faire avec son téléphone au volant? La réponse d'un expert sur RMC

Me Rémy Josseaume, avocat spécialiste en droit routier et président de l'Automobile club des avocats était l’invité de François Sorel et Jean-Luc Moreau ce dimanche 11 mars sur RMC. Il vous explique ce qu’il est autorisé ou interdit de faire avec son téléphone au volant.

L'usage du téléphone au volant serait la cause d'un accident corporel sur dix. D'où la nécessité d’une réglementation sévère. "L’usage d’un téléphone tenu en main par le conducteur d’un véhicule en circulation est interdit", énonce le Code de la Route français depuis 2003. Mais que signifie vraiment "en circulation"? Certaines situations sont-elles encore autorisées?

Usage du téléphone en circulation

Manipuler son téléphone à la main ou avoir un dispositif de type Bluetooth sont des pratiques strictement interdites par le code de la route. Bannissez aussi l’oreillette ou encore le "kit piéton" de vos habitudes sous peine d’être puni.

L’incrimination concerne l’usage du téléphone en circulation. Lorsque vous êtes arrêté au feu rouge ou que vous êtes sur la chaussée, moteur allumé, même si votre véhicule n’est pas en mouvement, vous êtes considéré comme étant en circulation.

Par ailleurs, même si votre moteur est arrêté, mais que vous êtes mal stationné, vous êtes aussi pour la loi, en circulation. Néanmoins, il existe une exception. Si vous êtes en panne et que vos warnings sont allumés, vous avez le droit de téléphoner au volant de votre véhicule.

Pour les motards, la même réglementation s’applique. Une subtilité cependant, si vous utiliser votre mobile comme GPS, vous avez le droit de le manipuler mais il ne doit pas se trouver dans votre champ de vision direct.

Sanctions

Dans ce cas précis, l’infraction est lourdement sanctionnée par une amende de 1 500 euros, une confiscation de votre mobile et un retrait de 3 points sur votre permis. Hormis cette spécificité, téléphoner au volant est passible d’une amende de 135 euros et d’une perte de 3 points.

Bien que cette pratique soit particulièrement dangereuse pour soi comme pour les autres automobilistes, cette infraction n’entraîne pas à ce jour, de suspension du permis. Un durcissement de cette interdiction devrait être mis en place en 2019 puisque les forces de l’ordre pourraient retenir le permis de conduire dès lors que le conducteur commet en même temps une seconde infraction menaçant la sécurité d'autrui.

C.P. avec Le weekend des experts