RMC

Rentrée sociale: les dossiers chauds du gouvernement

-

- - -

Le gouvernement semble ne plus vouloir entendre parler de réforme des retraites avant la présidentielle mais d'autres dossiers chauds attendent l'exécutif en cette rentrée sociale.

C'est la rentrée sociale à Matignon. À partir de ce mardi, le Premier ministre Jean Castex reçoit pendant trois jours les représentants des syndicats et du patronat pour les entendre sur l'assurance-chômage, les retraites, la crise sanitaire, l'emploi des jeunes.

L'exécutif souhaite prendre à nouveau le pouls des partenaires sociaux. Les retraites feront donc partie des discussions. Mais l'hypothèse d'un retour de la réforme avant la présidentielle a du plomb dans l'aile.

Bruno Le Maire, le dernier cador du gouvernement à se prononcer en faveur d'une réforme immédiate des retraites, jusqu'à la semaine dernière encore, a opéré hier un virage à 180°: pour le ministre de l'Economie, les conditions ne sont pas réunies pour mener la réforme, il faut d'abord que les Français la valident, sous entendu : en cas de réélection d'Emmanuel Macron.

De quoi confirmer le ressenti des syndicats, qui n'ont pas l'impression que leurs interlocuteurs à l'Elysée montrent beaucoup d'enthousiasme à ce sujet depuis quelques temps. Selon eux, c'est un nouveau signe qu'aucune réforme ne verra le jour avant la présidentielle.

>> A LIRE AUSSI - "C'est dramatique": quand Pôle emploi ne paie pas ses factures et inquiète les petites entreprises

"Monsieur le Premier ministre, écoutez ce que vous disent les cinq confédérations de ce pays"

Matignon refuse pour le moment de confirmer, et affirme que l'exécutif n'a pas changé de ligne depuis la dernière prise de parole présidentielle... au début de l'été : Emmanuel Macron avait assuré que la réforme aurait lieu dès que les conditions sanitaires seraient réunies, ce qui n'est donc toujours pas le cas. 

Concernant les autres dossiers, le Premier ministre viendra réaffirmer aux partenaires sociaux qu'il est attaché à appliquer la réforme de l'assurance-chômage dès le 1er octobre, mais il se heurtera à un mur syndical assure Yves Veyrier est le numéro 1 de Force ouvrière:

"Cela n'est pas en réduisant les droits des demandeurs d'emploi et en particulier des plus précaires que l'on va résoudre la question de la précarité. Je vais lui redire: 'Nous sommes en configuration de dialogue social, monsieur le Premier ministre, écoutez ce que vous disent les cinq confédérations de ce pays", assure-t-il à RMC.

Sur les autres sujets à l'ordre du jour : la poursuite du passe sanitaire, la pénurie de main d'œuvre ou encore l'emploi des jeunes, Jean Castex attend les propositions des syndicats et du patronat avant de prendre des décisions.

>> A LIRE AUSSI - Pourquoi le prix de certaines marques de cigarettes va... baisser au 1er septembre 

Victor Joanin (avec Guillaume Dussourt)