RMC

Revente de cadeaux de Noël: 300 millions d’euros de présents ne feront pas d’heureux

Les cadeaux, c’était hier soir ou dans les heures qui viennent… Et à peine ouverts, certains déçus les remettent déjà en vente.

Des chaussettes un peu criardes, un CD qu’on a déjà ou qu’on ne peut pas lire, un jouet pour enfants en double, un Français sur deux a déjà revendu un cadeau de Noël qu’il n’a pas aimé, ou compte le faire cette année. Au total, plus de 300 millions d’euros de cadeaux ne feront pas d’heureux ce Noël.

Il s’agit en général de vêtements, d’accessoires, d’objets de collection et de jouets. Et cette année, ce sont les 35-44 ans, moins jeunes que l’an dernier, qui n’hésitent pas à mettre leur cadeau sur internet.

Pourquoi est-ce qu’autant de gens préfèrent revendre les cadeaux ?

Aujourd’hui, un cadeau n’est plus symbolique, le plaisir d’offrir et de recevoir sont oubliés. Nous voulons des choses utiles au pied du sapin. Près de la moitié des Français qui revendent leurs cadeaux estiment qu’ils n’en ont pas l’utilité. C’est aussi un moyen pour certains d’éviter le gaspillage, échanger un cadeau dont on ne se sert pas pour un autre, vraiment utile.

Même si la pratique se démocratise, on en parle de plus en plus chaque année, cela reste quand même moyennent accepté. En effet, plus du tiers des Français seraient vexés ou tristes qu’un cadeau finisse sur un site de vente en ligne.

Tout se joue sur internet

Les sites de e-commerce se préparent à recevoir des milliers d’articles depuis des semaines. EBay par exemple, attend trois millions de nouvelles annonces d’ici le 3 janvier prochain, dont 800.000 rien que les 25 et 26 décembre.

Pour revendre un cadeau il faut suivre quelques règles. D’abord, ne pas le déballer, garder un ticket sans prix ou une étiquette si vous l’avez pour certifier l’origine. Mentionner le prix neuf et ne pas le vendre au prix fort, plutôt avec 10 ou 15% de réduction. Et surtout, bien préciser dans l’annonce qu’il s’agit d’un cadeau de Noël sinon il trouvera plus difficilement preneur.

Anaïs Bouïtcha (avec G.D.)