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Vers un périphérique parisien limité à 50km/h? Anne Hidalgo "va y travailler"

La maire PS de Paris Anne Hidalgo s'est déclarée mardi favorable à l'abaissement de la vitesse de 70 à 50 km\/h sur le périphérique parisien, mais sans préciser le calendrier pour sa mise en oeuvre.

"Dialogue et concertation": la maire PS de Paris Anne Hidalgo s'est déclarée mardi favorable à l'abaissement de la vitesse de 70 à 50 km/h sur le périphérique parisien, mais sans préciser le calendrier pour sa mise en oeuvre. La vitesse autorisée sur le périphérique avait déjà été abaissée de 80 à 70 km/h en 2014.

"Je ne vais pas donner d'échéance, mais on va travailler (sur le 50 km/h, Ndlr) rapidement avec les services de la préfecture de police et l'Etat", a déclaré Anne Hidalgo en reprenant une large partie des conclusions de la mission d'information et d'évaluation lancée à l'automne pour plancher sur l'avenir du périphérique.

Ce passage à 50 km/h peut-il être mis en place avant les municipales de 2020 ? "Si ça peut se faire avant, évidemment", a-t-elle ajouté, précisant toutefois que "ce sont des mesures qui demandent du dialogue et de la concertation". Pour passer "d'une autoroute urbaine à un boulevard urbain apaisé", la maire de Paris invite à "s'inspirer des expériences réussies ailleurs, comme à Séoul".

L'avenir du périphérique parisien, boucle de 35 kilomètres, s'est invité au coeur du débat en vue des municipales de 2020. 1,1 million de véhicules transitent quotidiennement sur cette autoroute urbaine, source de pollutions atmosphérique et sonore pour ses 100.000 riverains.

Consacrer une des voies aux transports en commun, interdire les poids-lourds en transit, végétaliser le périph'... La maire de Paris a repris une large partie des conclusions de la MIE à laquelle ont été associés des élus de tous les groupes politiques au Conseil de Paris.

Ces mesures annoncées mardi doivent encore être débattues et votées lors du prochain Conseil de Paris, qui s'ouvre le 11 juin. La droite a d'ores et déjà annoncé qu'elle voterait contre, alors que la gauche et le centre y sont favorables.

Charles Magnien (avec AFP)