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Grand débat: "On ne débat que sur ce qui a été décidé, avec ma femme, on est sortis dépités"

Le Grand débat national doit s'achever le 15 mars prochain. Avec 1,1 million de contributions en ligne, plus de 8.000 réunions, le gouvernement se félicite de la mobilisation. Mais certains citoyens ne sont pas du même avis.

1.100.000 contributions en ligne, 8.715 réunions organisées, le gouvernement se félicite de la mobilisation autour du Grand débat national. Pourtant, certains Français restent sur leur faim.

C'est le cas de Pascal, chef de projet, qui a assisté aux deux débats qui avaient lieu dans sa commune de Bassillac près de Périgueux:

"La commune a organisé deux débats, le matin et l'après-midi. Le matin, il y avait une dizaine de personnes et l'après-midi, nous étions 7 ou 8, donc pratiquement personne. On ne débat que sur ce qui a été décidé. Il y a trois intervenants qui viennent avec des questionnaires, et en gros, on nous demande si on accepterait de payer plus d'impôts pour financer la dépendance, ou autre chose".

"On ne pouvait pas parler de la fin de vie"

Pascal regrette de ne pas avoir eu la liberté de choisir les thèmes des débats: "Moi j'étais arrivé avec tout un panel de questions sur des sujets qui me tenaient à cœur mais on ne peut pas en parler. Par exemple, la fin de vie, la prise en charge des personnes âgées, les incitations à l'embauche pour les seniors, tout ça je ne pouvais pas en parler parce que ça ne rentrait pas dans le cadre du débat. En fait, ça ne tourne qu'autour de la fiscalité. Quand on est sortis de là avec mon épouse, on était un peu dépités. Moi j'étais persuadé qu'on allait pouvoir discuter des choses qui nous tiennent à cœur".

Le grand débat doit se poursuivre jusqu'au 15 mars prochain.

Paulina Benavente