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Jean-Pierre Pernaut: "Il y a une France rurale qui souffre et on essaie de la défendre"

"La France va bien et elle souffre en même temps", affirme Jean-Pierre Pernaut. "Puis à côté, il y a une France rurale qui souffre et que le magazine essaie de défendre", poursuit le journaliste. En effet, le magazine "Au cœur des régions" défend les régions françaises.

C’est son combat depuis de longues années, mettre en avant la ruralité et les régions françaises. Depuis son départ du 13 heures de TF1, Jean-Pierre Pernaut a créé un magazine bi-mensuel : “Au cœur des régions”. Ce mois-ci paraît déjà le troisième exemplaire et cette fois, ce sont les villes connues pour leur artisanat qui sont mises en avant.

“Ce qu’on essaie de faire dans ce magazine, c’est de défendre les régions. On essaye à la fois de montrer que la France est un pays magnifique. Il y a plein de villes qui sont connues pour des produits exceptionnels connus dans le monde entier. Et puis à côté de ça il y a une France rurale qui souffre et on essaie de la défendre”, explique-t-il ce lundi dans les “Grandes Gueules”.

Le problème des déserts médicaux

Il dresse le constat que les gens ont de plus en plus envie de quitter les grandes villes et particulièrement Paris pour aller vers les campagnes. 

“Il y a plein de régions comme le Cantal, ou l’Auvergne où on fait tout pour attirer les gens alors qu’à Paris, on fait tout pour les faire fuir. Moi par exemple, ça fait longtemps que je ne veux plus venir dans Paris”, indique-t-il.

L’autre point noir qui est aussi aborder dans le magazine et que souligne Jean-Pierre Pernaut, c’est le problème des déserts médicaux dans les campagnes françaises. Un problème qui s'amplifie au fil des années.

"Ça fait 30 ans que les gouvernements successifs ont tout fait pour que la médecine soit moins intéressante qu’avant. Le fait de ne pas revaloriser les consultations médicales, c’est vrai qu’aujourd’hui, c’est plus intéressant d’être plombier que médecin. Il y a des gens pour avoir un rendez-vous avec un spécialiste qui attendent deux, trois, quatre mois. Alors que des fois, on a besoin d’avoir ce rendez-vous beaucoup plus vite”, assure-t-il. 

Guillaume Descours