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La stratégie du pourrissement leur revient comme un boomerang en pleine figure, affirme un porte-parole des gilets jaunes

Les annonces du gouvernement mardi n'ont pas apaisé les "gilets jaunes" qui comptent poursuivre le mouvement dans les prochaines semaines. Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a lui appelé à la raison en leur demandant de ne pas se rendre sur les Champs-Elysée.

Après les annonces d’Edouard Philippe qui a suspendu la hausse des taxes sur le carburant pour six mois le temps d’un moratoire dans un souci d’apaisement, c’est le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner qui a appelé les "gilets jaunes" à la raison mardi. Il leur a notamment demandé de ne pas se rendre sur les Champs-Elysées pour manifester ce samedi. 

Pourtant, la mobilisation des "gilets jaunes" ne semble pas s’être arrêtée avec les annonces du Premier ministre. En province, les blocages sur les ronds-points ont continué mardi après-midi.

"Je partage cette volonté de manifester de façon pacifique et la violence doit être dénoncée. Maintenant, il y a quand même de l’hypocrisie de la part de Christophe Castaner. Ça fait quand même trois samedi de suite qu’il fait en sorte de donner une image pourrie des gilets jaunes. Ils ont opté pour la stratégie du pourrissement qui leur revient comme un boumerang en pleine figure", affirme Benjamin Gauchy, porte-parole des "gilets jaunes libres". 

Pas de déclaration en préfecture

Selon lui, l’État est le premier responsable des scènes de violence qui ont eu lieu samedi dernier dans la capitale et ailleurs en France. "Ça fait plusieurs semaines qu’on fait remonter qu’il va y avoir des casseurs qui allaient venir sur Paris. Pourquoi ne les a-t-il pas arrêtés avant ?", questionne le porte-parole. 

Edouard Philippe a également affirmé que si de nouvelles manifestations devaient avoir lieu, elles devraient être déclarées en préfecture. "Ce n’est pas une manifestation, c’est un mouvement social", rétorque Benjamin Cauchy. 

Les Grandes Gueules (Avec G.D)