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Les parents d'Alexia Daval n'ont pas d'esprit de vengeance contre Jonathann

Nicolas Bastuck, journaliste à l’Est Républicain, a réalisé l'interview des parents d'Alexia Daval. Il raconte les coulisses de cet entretien sur RMC.

"On ne voudrait pas qu'Alexia soit salie, traînée dans la boue", confie son père. A deux voix, les parents d'Alexia dressent le portrait d'"une femme épatante souriante", "sensible". 

Quatre mois après le meurtre d'Alexia et un mois après l’arrestation de leur gendre, Jonathann Daval, les parents de la jeune femme rompent le silence dans un entretien avec l'Est Républicain. S'ils ont encore des questions sur l'enquête, ils veulent rétablir la vérité sur leur fille et démentir les "'horreurs et abomination" de l'avocat de Jonathann 

Bien loin de cette personnalité écrasante décrite par l'avocat de Jonathann. Ils disent n'avoir jamais assisté à la moindre dispute au sein du couple. Ils savaient qu'ils avaient du mal à avoir un enfant: un mois avant sa mort, Alexia avait d'ailleurs fait une fausse couche. Ensemble, Isabelle et Jean-Pierre Fouillot évoquent ces derniers moments avec leur fille: "Une très bonne soirée en famille".

Nicolas Bastuck, journaliste à l’Est Républicain, a réalisé cette interview. Il en a raconté les coulisses sur RMC. Selon lui, ils "sont brisés mais d'une incroyable dignité".

"Tout à la fois accablés par le chagrin, sonnés par l'implication de leur gendre, Jonathann, et en même temps, on dit souvent que les victimes sont dignes, mais là, je peux vous dire que j'ai rencontré des gens d'une parfaite dignité, animés d'aucun esprit de vengeance, d'aucune haine. Simplement épris du désir de faire leur deuil et que la justice fasse leur travail. Ce sont des gens brisés, mais à la fois d'une incroyable dignité".

Pour Isabelle et Jean-Pierre Fouillot, Jonathann était comme un fils. Jusqu'à ses aveux... "On croyait à son innocence à 500%", explique le père d'Alexia. Selon Nicolas Bastuck,

"Ils croient à la culpabilité de Jonathann. Mais je crois que c'est extrêmement douloureux pour eux. Même lors du placement en garde à vue, ils n'y croyaient pas. Sans les aveux, s'il n'avait pas craqué, on aurait crié au scandale. Lorsque les premières preuves ont été dévoilées, lors de la garde à vue, même là, ils n'arrivaient pas à y croire".
X.A