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Lettre ouverte de Ruffin à Macron: "prôner la haine comme il le fait ne fera jamais rien avancer"

"Vous êtes haï, monsieur Macron!" c’est ce qu’affirme le journaliste et candidat aux législatives François Ruffin à l'adresse d'Emmanuel Macron dans une tribune publiée jeudi 4 mai dans le journal Le Monde. Des propos qui ne font en rien avancer le débat selon la Grande Gueule Marie-Anne Soubré.

"Vous êtes détesté d’emblée, avant même d’avoir mis un pied à l’Elysée". C’est dans une tribune au Monde en date du 4 mai que François Ruffin accuse Emmanuel Macron de ne pas prendre en considération "les sans-droits, les oubliés, les sans-grade". Une attaque déplacée selon la Grande Gueule Marie-Anne Soubré, qui estime que François Ruffin ne cherche pas le dialogue mais simplement à déverser sa haine

"Je pense que si on veut parler à quelqu’un, on ne peut pas lui parler de cette façon-là. Soit François Ruffin veut juste vomir sa haine, soit il veut qu’on l’écoute en dénonçant une situation. Or, si on compte le nombre de fois où le mot haï est écrit dans cette tribune, on finit par se dire que la haine, c’est lui. C’est lui qui respire la haine. Il est évident qu’il y a beaucoup de gens qui souffrent dans ce pays. Néanmoins, j’ai beaucoup de mal avec la façon dont certains se reconnaissent comme étant responsables du peuple et les autres en faces seraient les bourgeois".

Pour la Grande Gueule, François Ruffin clive la société et renforce les conflits en "prônant la haine". "Bourgeois, on l’est tous, même Ruffin. Il n’est rien d’autre qu’un bourgeois, il faut appeler un chat un chat. Il faut arrêter avec ce clivage. En France s’il n’y a pas de bourgeois, il n’y a pas d’ouvriers. S’il n’y a pas d’ouvriers, il n’y a pas de patrons. On a tous besoin les uns des autres. Prôner la haine comme il le fait ne fera jamais rien avancer. J’aurais tellement préféré qu’il démontre qu’Emmanuel Macron est peut-être passé à côté de cette France-là, mais on ne peut pas répondre à une France qui commence par déverser de la haine. C’est dommage, il a vraiment tapé à côté. Il dit que Macron est atteint de surdité sociale, mais c’est lui le sourd. Tu ne peux pas dialoguer face à ces propos".

Les Grandes Gueules avec A. B.