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Manuel Valls votera Emmanuel Macron: "c’est un homme qui n’a aucune parole", lâche Jacques Maillot

Dans Bourdin Direct ce mercredi matin, Manuel Valls a annoncé qu’il ne voterait pas pour Benoît Hamon mais pour Emmanuel Macron. Une décision qui dérange la Grande Gueule Jacques Maillot.

Il avait pourtant signé une charte assurant qu’il soutiendrait le vainqueur de la primaire... Manuel Valls a annoncé ce mercredi sur RMC et BFMTV qu’il voterait Emmanuel Macron pour faire barrage au Front national, et parce qu’il ne se retrouvait pas dans les idées politiques de Benoît Hamon. Une déclaration qui déçoit la Grande Gueule Jacques Maillot, qui ne mâche pas ses mots vis-à-vis de l’ancien Premier ministre. 

"C’est un homme qui n’a aucune parole. Là-dessus je suis d’accord avec Arnaud Montebourg et Patrick Mennucci, pour la première fois de ma vie. Il n’était pas obligé de participer à la primaire. Il pensait gagner, ce qui prouve sa méconnaissance du Parti socialiste et de l’électorat socialiste. Il n’a pas anticipé que même des électeurs de Mélenchon allaient voter pour Hamon. Excusez-moi, mais Valls n’est pas un puceau politique donc honnêtement pour moi, c’est un menteur. Alors bien-sûr, à chaque fois, on a droit au grand numéro de la République qui est en danger". 

Pour la Grande Gueule, l'attitude de Manuel Valls est stratégique. Elle prouve selon lui, que la candidature d'Emmanuel Macron marque des points importants, en vue de l'obtention d'une majorité parlementaire. 

"Quand a Macron, Manuel Valls l’a pourtant suffisamment enquiquiné. Macron ne voulait pas du 49-3, mais mis à part ça, Valls a les mêmes idées que lui. Ils auraient mieux fait de s’entendre avant. La réponse à Valls est néanmoins très bonne et logique en vue de l'obtention d'une majorité" déclare le fondateur de Nouvelles Frontières.

"Ca peut être pire qu’en 1993 pour le Parti socialiste"

"La déclaration de l’ancien Premier ministre prouve que la candidature de Macron est en train de marquer des points. Valls pense qu’il va réussir à faire une force d’appoint, à constituer un groupe parlementaire. Il prépare les législatives et éventuellement le contrôle du Parti socialiste. En réalité, ça peut être pire qu’en 1993 pour le PS, où il n’y avait eu que 52 parlementaires à l'issue des législatives".

Les Grandes Gueules avec A. B.