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"Mélenchon n’est pas insoumis du tout, c’est de la communication" pour Michel Onfray

A l’occasion de la sortie de son dernier livre, Décoloniser les provinces: Contribution aux présidentielles aux éditions de l’Observatoire, Michel Onfray était l'invité des Grandes Gueules, ce lundi. Le philosophe et essayiste a vivement critiqué Jean-Luc Mélenchon dont il juge qu'il n'est que dans la communication.

Il propose "une révolution pacifique inspirée des Girondins de la Révolution française". Avec son dernier livre, Décoloniser les provinces aux éditions de l’Observatoire, Michel Onfray s’invite dans le débat politique, à quelques semaines des élections législatives. Chez les Grandes Gueules, il critique notamment Jean-Luc Mélenchon, qu’il décrit comme un "joueur de flûte". 

"Mélenchon n’est pas insoumis du tout, c’est de la communication", estime l'écrivain. "Il y a deux candidats qui ont très bien communiqué pour la présidentielle, c’est Macron et lui. Ils ont eu de bonnes équipes qui sont allées voir ce que pensent les gens pour les séduire. Mélenchon n’a pas parlé de gauche, il était dans un propos très gaullien et a effacé tout ce qui était référence à Robespierre', juge Michel Onfray. Pour lui, "il a voulu effacer le Parti communiste et il y avait quelque chose du genre: 'je suis l’homme providentiel'. Quand un homme qui a fait carrière chez les socialistes, qui a voté oui au traité de Maastricht, nous dit de dégager les sortants, si on lui donne raison, on le dégage lui aussi".

Du pur marketing selon Michel Onfray. La preuve? Son discours sur l'Europe, veut croire le philosophe. "Il a juste compris que c’était une affaire de marketing. On l’a bien vu sur certaines choses, par exemple sur l’Europe. Comme Marine Le Pen, il voulait sortir de l’Europe et au fur et à mesure qu’il s’approchait du but, il n’était plus complètement pour ça." Ce qui n'empêche pas Michel Onfray de reconnaître en Jean-Luc Mélenchon "un homme de qualité, intellectuellement". "Une belle machine rhétorique. Il croit connaître la Révolution française parce que personne ne la connait, mais c’est toujours le même discours. 

Les Grandes Gueules avec A. B.