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Mélenchon candidat à Marseille: "j'espère qu'il va mettre un bon coup de pied dans la fourmilière"

Jean-Luc Mélenchon, candidat malheureux de La France insoumise à la présidentielle, a indiqué ce mercredi sur RMC et BFMTV qu'il allait se présenter aux législatives à Marseille, dans la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône. Une candidature qui réjouit électeurs et militants mais qui est critiquée par ses adversaires.

Jean-Luc Mélenchon sera candidat aux législatives à Marseille, ville où il est arrivé en tête au premier tour de la présidentielle (avec 24,82% des suffrages, NDLR) et où il se rend d'ailleurs ce jeudi pour "une visite de courtoisie". Le candidat de la France insoumise l'a annoncé ce mercredi face à Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFMTV. Assumant son "parachutage", il ira défier le député socialiste sortant Patrick Mennucci dans la 4e circonscription de Marseille. Mais qu'en pensent les habitants de cette circonscription, située en centre-ville et où Jean-Luc Mélenchon a recueilli 39% des voix au premier tour de la présidentielle?

"Une reconnaissance du travail fourni par les militants"

"C'est une grande joie, assure Aymeric, qui a voté pour le leader de la France insoumise à la présidentielle. D'autant plus que l'on a de plus en plus de mal à voter pour quelqu'un qui nous plait, c'est donc assez agréable de savoir qu'il sera candidat ici. J'espère qu'il va mettre un bon coup de pied dans la fourmilière et modifier tout ce qui est social et culturel". Côté militant, la candidature suscite, là encore, beaucoup d'enthousiasme. Pour Franck, il s'agit même d'une forme de récompense.

"C'est une reconnaissance du travail fourni par les militants depuis des mois et des mois dans cette ville, estime-t-il. Travail qui a permis à Jean-Luc Mélenchon d'être en tête à Marseille au soir du premier tour. C'est une récompense de ce travail, de cette implantation". Quant à Gérald Souchet, le candidat de la France Insoumise qui va devoir laisser sa place à Jean-Luc Mélenchon, il espère que son arrivée aura aussi un impact sur toutes les autres candidatures.

"Une attitude populiste"

"Je crois que cela va créer un élan, déjà très fort mais qui ne peut que se renforcer, analyse-t-il. On n'avait que des candidats-citoyens donc on avait aussi besoin de compétences pour pouvoir se lancer totalement dans cette campagne". En revanche, du côté de Patrick Mennucci, on a tout de suite sorti l'artillerie lourde. Non seulement on dénonce un parachutage mais, dans cette circonscription, c'est surtout la gauche qui est attaquée estime le candidat du Parti socialiste.

"Il veut affronter le PS pour pouvoir le remplacer, c'est clair. C'est une attitude populiste, souligne-t-il. Mon slogan durant la campagne sera donc de dire qu'il faut un député de gauche pour Marseille parce que je considère que Jean-Luc Mélenchon est un candidat populiste et non un candidat de gauche".

Enfin, pour Stéphane Ravier, maire FN des 13 et 14e arrondissements de la ville, "Marseille va accueillir un réfugié de plus, un réfugié politique cette fois-ci". Et d'ajouter: "Monsieur Mélenchon est un mondialiste, tout ce qui est enraciné le fait enrager. C'est donc assez logique, selon ces convictions, qu'il soit un nomade de la vie politique. En 2012, il était dans le nord. En 2017, il sera au sud. Ce n'est pas très étonnant. Mais sous le soleil marseillais, je crains qu'il ne prenne un coup de soleil et que cela ne le brûle".

M.R avec Lionel Dian