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Plan de départs volontaires de fonctionnaires: "Le problème, ce sont les hauts-fonctionnaires"

Le gouvernement a esquissé jeudi le projet d'un plan de départ volontaires dans la fonction publique en voulant réduire les coûts. Mais les Grandes Gueules s'accordent à dire que cette solution ne permettra pas forcément à la France de se "débarrasser" des fonctionnaires dont les missions ne sont pas cruciales.

Plan de départs volontaires, embauche de contractuels... Jeudi, le gouvernement a tapé fort en dressant la feuille de route des négociations avec les syndicats de fonctionnaires. L'exécutif veut étendre "largement" dans la fonction publique le recours aux contractuels qui ne bénéficient pas de l'emploi à vie. Une concertation doit s'ouvrir pendant ce mois de février entre le gouvernement et les syndicats de la fonction publique.

Un plan de départs volontaires doit être discuté avec ces organisations syndicales, dans le cadre des projets de réformes de l'Etat qui prévoient la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires.

"Les cadres supérieurs, ce plan, ça ne les intéresse pas !"

Régine, 62 ans, auditrice de RMC, ex-fonctionnaire, témoigne de son expérience dans la fonction publique pour dire que ce projet du gouvernement va créer des déséquilibres, et ne va pas forcément permettre à la France de se "débarrasser" des fonctionnaires n'ayant pas de missions cruciales.

“J’ai connu un plan de départs volontaires. Ceux qui partent ce sont les petits fonctionnaires. Les cadres supérieurs ça ne les intéresse pas car ils n’ont pas envie de perdre leurs avantages. Ce qu’a annoncé Edouard Philippe ça va tout déséquilibrer".

"Les haut-fonctionnaires sont surpayés et ne servent pas toujours à grand chose"

"Car ceux qui vont partir ce sont les infirmières qui en ont marre, le petit flic qui fait la circulation qui en peut plus parce qu’il est agressé tous les jours. Et resteront tous ces haut-fonctionnaires surpayés qui ne servent pas toujours à grand chose", poursuit Régine. 

Dans les conseils régionaux, Olivier Truchot assure et déplore que les cadres qui sont bien installés ne partiront jamais. Mourad Boudjellal va en son sens en estimant que ce sont en majorité "d'anciens colleurs d'affiches" pour ceux qui ont été élus et qu'ils n'ont ainsi aucun intérêt à quitter volontairement la fonction publique. Un casse-tête difficile à résoudre pour le gouvernement. 

J.A. avec les GG