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Thierry Ardisson: "Le cannabis, je n'arrive pas à trouver ça grave"

Le présentateur de Salut les Terriens estime que le cannabis pourrait être légalisé en France, car il est déjà très facile d'en trouver. Il met cependant en garde les jeunes contre les drogues dures comme l'héroïne et la cocaïne.

Il l’avait déclaré lui-même: "Une bonne émission, c’est quand vos invités sont bourrés". Thierry Ardisson n’a jamais eu de tabou avec l’alcool et la drogue. 

Dans les Grandes Gueules, l'animateur est revenu sur la question de la légalisation du cannabis, qui bien qu’elle soit posé depuis maintenant de nombreuses années, n’est toujours pas tranchée et provoque encore une forte polémique. Le présentateur de C8, ne s’en cache pas, il fume depuis ses 17 ans. 

"Je fais partie de la première génération qui a connu la drogue en vente libre. Avant l’héroïne était réservée aux jazzman américains, la cocaïne à je ne sais pas qui... Nous, on est vraiment tombé sur la drogue. Moi je me suis attaché à l’héro, j’ai passé trois ans et ça a été super dur d’en sortir. Donc je ne mettrai jamais assez en garde les plus jeunes contre les drogues dures. Effectivement l’héro, on devient un junkie, on devient une merde. La cocaïne ça bouffe la myéline entre les neurones, on devient idiot", explique-t-il. 

Pratiquement déjà légalisé

Cependant, il estime que fumer du cannabis ce n’est pas grave. À 70 ans, il continue de "fumer un pétard par jour". Surtout, selon lui, le cannabis, aujourd’hui, est pratiquement légalisé. "On passe deux coups de fil. Il devrait le légaliser parce que dans un sens, c'est déjà autorisé", affirme-t-il. 

Il raconte d’ailleurs une anecdote qui lui est arrivée il y a quelques semaines à la Gare du Nord. Il a été contrôlé par des policiers avec 2,5 grammes de shit sur lui. "Ils m’ont fait chier pendant une demi-heure, ils m’ont presque fait rater mon train. Au final, ils m’ont fait payer 90 euros d’amende et le flic m’a dit ‘ne vous inquiétez pas monsieur Ardisson, nous, on est pas des balances’. Deux heures après, c’était chez Voici", s’amuse-t-il. 

Guillaume Descours