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Affecter les meilleurs policiers dans les zones les plus difficiles? "Une bonne idée", juge Jacqueline Gourault

La numéro 2 du ministère de l'Intérieur, Jacqueline Gourault, était l'invitée de M comme Maïtena ce jeudi sur RMC. Elle s'est montrée intéressée par la proposition de SOS Racisme d'affecter les meilleurs policiers dans les zones difficiles. "Il ne faut pas envoyer dans les zones les plus difficiles ceux qui sortent de l'école de police", a-t-elle déclaré.

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb présentera la réforme de la police de sécurité du quotidien (PSQ) le 8 février à l'École militaire à Paris. Promesse de campagne du candidat Macron, la police de sécurité du quotidien a fait l'objet d'une concertation menée depuis cet automne auprès d'élus, de chercheurs, des organisations syndicales mais aussi des forces de l'ordre. Une réforme "construite avec les policiers et les gendarmes", puisque quelque 70.000 policiers et gendarmes ont répondu à un questionnaire en ligne destiné à définir la future police du quotidien. "L'idée, c'est de recentrer les forces de sécurité sur leur vrai métier, c'est développer des emplois - 10.000 postes vont être créés sur le quinquennat – et c'est aussi l'idée de mettre les forces de sécurité là où on en a le plus besoin", a expliqué ce jeudi Jacqueline Gourault ministre auprès du ministre de l'Intérieur, et donc numéro 2 du ministère, dans M comme Maïtena.

Invitée également à réagir à la proposition de SOS Racisme, qui souhaite que soient affectées les forces de l'ordre les plus compétentes dans les zones les plus difficiles - en gros les meilleurs flics là où c'est plus dur -, Jacqueline Gourault a trouvé la mesure intéressante. "Oui, c'est bien, je trouve que c'est une bonne idée. C'est vrai qu'il ne faut pas envoyer dans les zones les plus difficiles ceux qui sortent de l'école, il faut envoyer des gens aguerris".

Sur la Corse, "tout le monde a intérêt à ce que la situation soit négociée et pacifiée"

La "Madame Corse" du gouvernement a également réagi au rassemblement prévu samedi à Ajaccio, lancé par les présidents du conseil exécutif et de l'assemblée de Corse avant la visite du président de la République le 6 février. "C'est l'expression d'un certain mécontentement. On peut aussi se demander si ce n'est pas l'expression d'une volonté de montrer une certaine force. Mais les Corses comme le gouvernement ont intérêt à dialoguer et à développer des politiques publics sur ce territoire: transports, accès aux logements pour les Corses…".

"Tout le monde a intérêt à ce que la situation soit négociée et pacifiée", a déclaré Jacqueline Gourault, qui assure que Jean-Guy Talamoni et Gilles Simeoni sont ressortis satisfaits de leur rencontre avec le Premier ministre le 22 janvier dernier. "Je crois qu'en sortant du Sénat ils ont décidé de faire une manifestation, mais je ne sais pas ce qu'il s'est passé".

P. G. avec Maïtena Biraben