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Comment réduire la dépense publique sans sacrifier les retraités

Jean-Philippe Delsol, président de l'IREF (Institut de Recherches Economiques et Fiscales) explique pourquoi, selon lui, la colère des retraités est justifiée.

Jean-Philippe Delsol, avocat fiscaliste, et président de l'IREF (Institut de Recherches Economiques et Fiscales), était l'invité de Radio Brunet ce jeudi. Il est revenu sur la colère de retraités et notamment les raisons économiques qui causent ce mouvement de manifestations organisées par les syndicats.

L'avocat estime que l'on est en train de faire un jeu de chaises musicales pour régler le problème de la dette et du pouvoir d'achat.

"On pique la chaise de l'un pour la donner à l'autre. Et celui qui court le plus vite, c'est celui qui met le plus de pression, et il gagne. Et les retraités jusqu'à présent il ne mettaient pas trop de pression (...) Mais à force d'amputer leurs privilèges..."

"Nous sommes les champions du monde en terme de prélèvements fiscaux"

L’avocat est persuadé qu’on peut ainsi réduire la dépense publique sans toucher aux retraités.

"Nous sommes les champions du monde en terme de prélèvements fiscaux, car nous sommes aussi des champions du monde de dépense publique. En réalité l'état lui-même est fautif. C'est lui qu'il faut réformer. Il n’y a pas de réformes en la matière."

Jean-Philippe Delsol rappelle ainsi que la réforme de l’état dans le budget 2018 prévoit une réduction de 1600 fonctionnaires. Un chiffre trop faible selon lui.

"On en a 1 600 000 en trop par rapport à l’Allemagne à population équivalente ! Dans le fond ce qu’il faut faire, c’est d'abord réduire la dépense publique, il y a bien des domaines où on peut la réduire en prenant en compte les paumés de la vie".
J.A. avec Radio Brunet