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Fonds de garantie des victimes du terrorisme: "il n’y a pas de prix pour la vie de mon fils"

Emilie Petitjean, présidente de l'association Promenade des Anges créée suite à l'attentat de Nice, était l'invitée d’Eric Brunet mardi. Elle raconte avoir refusé l’indemnisation du fonds de garantie pour son fils décédé lors de l’attentat.

Combien coûte une vie? C’est la difficile question à laquelle doit répondre le fond de garantie en versant les indemnisations pour les proches des victimes des attentats. Des proches qui critiquent souvent les sommes allouées, au point parfois de les refuser comme Emilie Petitjean. Présidente de l’association Promenade des Anges, elle a perdu son fils lors de l’attentat de Nice. "J’ai refusé l’indemnisation. Le fonds de garantie m’a proposé une indemnisation, en ne prenant en considération que le préjudice moral, à hauteur de 62 500 euros. Pour l’indemnisation d’un défaut de pose d’une véranda, on propose 30 000 euros, donc en gros mon fils vaut deux véranda".

Pour autant, elle ne réclame rien en particulier mais cherche plutôt à dénoncer un système qui la choque profondément. "Je n’ai pas de chiffre en tête parce qu’il n’y a pas de prix pour la vie de mon fils. Je préférerais que mon fils soit présent et ne pas toucher un centime. Ce qui me scandalise aujourd’hui, c’est que le fonds de garantie est un organisme public alimenté par les citoyens. Pour moi aujourd’hui, l’Etat est responsable de la mort de mon enfant. A cause du manque de sécurité, mon enfant est décédé donc l’Etat devrait également alimenter le fonds de garantie".

Radio Brunet avec A. B.