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François Bayrou candidat? "Il est en position de faiseur de roi"

A 16h30 mercredi, François Bayrou organise une conférence de presse pour déclarer s’il est ou non candidat à l’élection présidentielle. Pour Jean-Sébastien Ferjou, directeur de la publication du site Atlantico, la principale victime d’une candidature du président du Modem serait Emmanuel Macron.

A 16h30 ce mercredi au siège du Modem, François Bayrou va tenir une conférence de presse, pour annoncer s’il se dirige ou non vers une 4ème candidature à la présidence de la République. Impossible de savoir pour l’heure, s'il annoncera son ambition présidentielle, mais pour Jean-Sébastien Ferjou, directeur de la publication d’Atlantico et invité de Radio Brunet, Emmanuel Macron est le plus susceptible de souffrir de la présence éventuelle de François Bayrou.

"Il est en position de faiseur de roi. Il y a une grosse attente chez Macron pour savoir si Bayrou va le rallier. Il est celui qui peut prendre les voix qui manqueraient à Emmanuel Macron pour se qualifier au deuxième tour. On voit bien qu’Emmanuel Macron à des voix sur un espace relativement central. Cet espace est le même que celui de François Bayrou, même si les points de force de Bayrou sont très marqués géographiquement, c’est plus la France de l’ouest".

Pour le directeur de la publication du site Atlantico, François Fillon serait relativement épargné par la candidature de François Bayrou, grâce à sa forte marge de progression. "François Bayrou prend un peu à tout le monde. Il prend un peu plus à Emmanuel Macron qui n’a pas de réserves à l’infini. François Fillon, au lendemain de la primaire de la droite, se situait à 27-28% d'intentions de vote pour le premier tour. Après les difficultés de sa campagne sur la sécurité sociale puis l’affaire Pénélope Fillon, il a chuté autour des 20%. Il a donc beaucoup plus de réserves qu’Emmanuel Macron".

"Si François Fillon est finalement moins affaibli, c’est autant de voix en moins pour Macron"

"Emmanuel Macron a été donné au maximum à 21-22% d’intentions de vote, dans une logique où il y avait un candidat de gauche très faible, qui n’existait pas encore, et un candidat de droite très affaibli aussi. Si François Fillon est finalement moins affaibli et que Benoit Hamon arrive à enclencher une dynamique, c’est autant de voix en moins pour Macron. Sans qu’il s’effondre, il peut simplement être grignoté sur sa gauche comme sur sa droite" explique t-il.

Radio Brunet avec A.B.