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Jean-Luc Romero sur RMC: "Vincent Lambert a des interactions avec sa maman, mais pas avec son neveu comme par hasard"

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Pour Jean-Luc Romero-Michel, président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité, il y a une mise en scène autour de Vincent Lambert, notamment de la part de ses parents.

Le débat autour de l’arrêt des soins de Vincent Lambert dure depuis des années. Il oppose d’un côté ceux qui souhaitent que l’homme qui est dans un état végétatif depuis des années, puisse mourir grâce à l’arrêt des soins, c’est notamment le cas de sa femme, et de l’autre ceux qui affirment que personne n’a le droit de décider de la mort d’une personne. Une vision notamment portée par les parents de Vincent Lambert. 

Mais dans ce débat, devenu un affrontement juridique et médiatique, tous les moyens sont bons pour prouver que sa version est la bonne. À l’image de la vidéo postée par la mère de Vincent Lambert, dans laquelle on la voit lui parler. 

Pour Camille, sympathisante du comité de soutien à Vincent Lambert, c’est un être vivant qui a encore des interactions. "Vincent se réveille le matin, il s’endort le soir. Vincent a des interactions avec sa maman, ce n’est pas un légume", affirme-t-elle. 

"C’est d’une extrême violence"

Une justification qui ne tient cependant pas la route pour Jean-Luc Romero-Michel, président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité.

"Il a des interactions avec sa maman, mais pas avec son neveu et pas avec ses frères et sœurs comme par hasard. Eux ne vont pas mettre des vidéos sur le net. Vous aimeriez, vous, si vous étiez dans le coma, qu’on vous montre comme ça? Qu’on vous montre sur votre lit? Qu’on fasse tout un scénario autour? C’est d’une extrême violence", réagit-il sur le plateau de Radio Brunet. 

Mais le débat est loin d’être terminé. En effet, la cour d'appel de Paris a ordonné lundi soir le rétablissement des traitements visant à le maintenir en vie alors que l’arrêt des soins avait été ordonné plus tôt dans la journée. C’est désormais le Comité international des droits des personnes handicapées de l’ONU qui devra rendre un avis définitif. 

Guillaume Descours