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Le business (trop) juteux des dialyses à la Réunion

Chaque jour, Radio Brunet revient sur une dépense publique qui peut sembler hasardeuse. Ce mardi direction La Réunion où les néphrologues profitent bien du remboursement des dialyses.

A la suite d'un rapport de la Cour des Comptes, le Sénat vient de lancer une enquête sur les profits florissants des dialyses, ces traitements qui épurent le sang des toxines accumulés dans le corps pour les insuffisants rénaux. Les bénéfices permettent à la présidente de se payer des voyages et un bel appartement à Paris.

C’est la chambre régionale des comptes de la Réunion qui a alerté du problème après avoir analysé les finances de l’Aurar, association locale spécialisée dans les dialyses. A elle seule, elle représente 46% des dialyses de l’île. Selon le rapport de de la chambre régionale des comptes, l’Aurar n’a jamais été contrôlée en 38 ans, ni par l’agence régionale de santé, ni par la caisse locale d’assurance maladie.

Plainte pour escroquerie déposée en septembre dernier par l’Assurance maladie

Les remboursements de la Sécurité sociale ont permis à cette association à but non lucratif un bénéfice de de 2.3 millions d’euros en 2017 sur les 41.4 millions d’euros de chiffre d’affaires.

L'Aurar en aurait profité pour se payer 370.000 euros de voyages et réceptions en 2017 selon le Canard Enchainé. 3 néphrologues membres de l’association ont touché 447.000 euros bruts de l’association, soit 149.000 euros chacun, soit trois fois le plafond autorisé par le Code de la Sécurité sociale de 50.000 euros.

Quant à la patronne de l’Aurar, Marie-Rose Won Fah Hin, la conseillère régionale (LREM), elle a perçu 205.488 euros. S’y ajoutent une prime de 40.000 euros pour sa voiture de fonction et un appartement loué à Paris à 1.950 euros par mois. En 2018, l’Aurar se trouve sous le coup d’une enquête du parquet de Paris, à la suite d’une plainte pour escroquerie déposée en septembre dernier par l’Assurance maladie.

Radio Brunet