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"Le dispositif de sécurisation des personnes autour des Champs-Elysée n'a pas fonctionné", affirme un policier

Près de 5000 membres des forces de l'ordre avaient été déployés samedi à Paris pour la nouvelle journée de mobilisation des "gilets jaunes". Un dispositif qui a échoué notamment sur les Champs-Elysées où des casseurs étaient présents.

Des voitures brûlées, l’Arc de Triomphe vandalisé, des vitrines détruites et des magasins pillés. Les dégâts au lendemain de la mobilisation des "gilets jaunes" à Paris sont énormes. Pourtant jamais pour une manifestation, un nombre de forces de l’ordre aussi important n’avait été mobilisé. Malgré les quelque 5000 policiers et CRS présents, et le dispositif mis en place sur les Champs-Elysées, "gilets jaunes" et casseurs ont tout de même réussi à se livrer à d’importantes violences. 

"Le dispositif qui avait été mis en place est un dispositif de sécurisation des personnes autour des Champs-Elysées qui n’a pas fonctionné et un second dispositif de sécurisation des institutions en l’occurrence, Assemblée nationale, Sénat, Elysée, Beauvau… La première difficulté, c’est que les gilets jaunes ne veulent pas se conformer au principe de base qui est la déclaration de la manifestation. Donc pas d’organisation précise avec des organisateurs responsables, pas de parcours précis donc une difficulté dans la sécurisation", explique Loïc Travers, du syndicat de police Alliance. 

Un recours à l'état d'urgence

Selon lui, si la zone de sécurité n’a pas fonctionné sur les Champs-Elysées, alors que les policiers avaient pour mission de contrôler l’identité des manifestants voulant accéder à cette zone, c’est parce que les "gilets jaunes" pacifistes se sont fait barrer la route par des casseurs. 

Il déplore également qu'un certain nombre de forces de l'ordre spécialisé dans le maintien de l'ordre, dont notamment les compagnies républicaines de sécurité n'ont pas été employés pour des missions de maintien de l'ordre. 

"On était au taquet de ce qu'on pouvait faire, mais d'un point de vue opérationnel précis un certain nombre aurait pu être mis à disposition", précise le syndicaliste. 

Le syndicat a d'ailleurs demandé que le gouvernement ait recours à l'état d'urgence afin de pouvoir notamment faire appel aux militaires de l'armée. 

Les Grandes Gueules (Avec G.D)