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Quand Ménard reconnaît s’être trompé sur Macron: "j’étais le premier à me moquer, mais il avait raison"

Invité ce mercredi de Radio Brunet, Robert Ménard a reconnu qu'Emmanuel Macron, futur président de la République, a "ringardisé la façon dont on fait de la politique".

Robert Ménard fait son mea-culpa. Après avoir critiqué Emmanuel Macron pendant sa campagne et ne jamais avoir imaginé possible une victoire, le maire de Béziers reconnaît s’être trompé. Il confesse ce mercredi dans Radio Brunet, ne pas avoir senti le désir d’une partie de la population française, de tourner une page dans l’histoire de la politique.

"Vous pensez que je suis pour la politique du pire? Que je suis le militant abruti qui veut que Macron se plante? Je ne veux pas qu’il se plante. S’il se plante c’est mon pays qui paye. Je suis opposé à monsieur Macron pour tout un tas de raisons, mais j’écoute. Je ne suis pas sourd. Il dit quelque chose d’un refus de la politique. J’ai été un crétin là-dessus comme plein de gens. J’ai cru que c’était un hologramme, qu’il allait disparaître. J’étais le premier à me moquer, mais c’est lui qui avait raison. Il a ringardisé la façon dont on fait de la politique. Il faut l’entendre. C’est vrai qu’il n’a que 39 ans et que quand il est sur un plateau face à des gens qui sont là depuis 20 ans, il change les choses".

Malgré tout, Robert Ménard maintient ses doutes sur le fond de son programme. "Sur l'économie c'est intéressant, mais je ne crois pas qu’il incarnera ce que j’espère sur les questions d’identités. Je ne dis pas que c’est un mauvais homme mais je ne suis pas d’accord avec lui. Néanmoins, s’il peut faire changer les choses d’un point de vue économique, et qu’à Béziers, comme dans d’autres villes moyennes, il y ait un peu plus d’entreprises qui viennent, alors je le souhaite".

Radio Brunet avec A. B.