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Christophe Robert: "On est en train de creuser les inégalités"

Invité de la nouvelle "Matinale Week-end" ce samedi sur RMC, le délégué général de la Fondation Abbé Pierre, Christophe Robert, lance un appel aux candidats à la présidentielle.

Parmi les premières priorités, Christophe Robert estime qu’il faut ouvrir "un minima social, comme le RSA ou autres choses, aux jeunes de 25 ans. Nous sommes l’un des seuls pays européens à ne pas avoir un droit ouvert", dit-il.

Malgré les aides versées aux jeunes de 18-25 ans, Christophe Robert trouve que cela est limité à quelque centaine de personnes. "On sait qu’il y a environ un millier de jeunes qui ne sont ni en emploi, ni en étude, ni en formation".

"Notre but est de les accompagner. Néanmoins, avec zéro euro de ressources vous ne pouvez pas trouver un logement", déplore le délégué général de la Fondation Abbé Pierre.

"On est dans un mouvement d’accroissement des inégalités, les très riches ont toujours plus", estime Christophe Robert […] les 5% les plus pauvres ont vu leur capacité baisser", précise-t-il.

Pour le délégué général de la fondation Abbé Pierre, en France, "on est en train de creuser les inégalités, on a des enjeux écologiques qui sont considérables, on a 300.000 personnes sans domicile fixe".

Christophe Robert demande aux candidats à la présidentielle de protéger les plus fragiles en priorité car c’est "le rôle de l’Etat". "C’est ce que l’on a fait pendant la période du Covid. Collectivement, on a dit que l’on pouvait pas rester les bras croisés, il faut agir et on a agi de manière très dynamique", lance-t-il.

"On va discuter avec eux de la question de pauvreté, des inégalités et du mal-logement. Il y a beaucoup de sujet que l’on va pouvoir discuter avec chacun des candidats", ajoute-t-il.

Pendant le quinquennat d’Emmanuel Macron, le délégué de la fondation Abbé Pierre estime qu’il y a eu des changements. "Sur le plan du logement d’abord, pour les personnes sans domicile, il y a un changement qui a été opéré, il y a eu un plan quinquennal qui a été établi, 46 communes qui se sont mobilisées aux côtés de l’Etat dans cette logique-là", affirme-t-il.

En revanche, le gouvernement a baissé les aides aux logements. "Cela a freiné la montée en puissance du plan du logement d’abord". "Il nous faudra plus d’aides au logement pour opérer ce changement" martèle-t-il.

Khalil Rajehi