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"Ça peut aller de 5 à 10 centimes": pourquoi le prix de la baguette risque d'augmenter

Avec les hausses des prix de l'énergie, des matières premières ou encore des emballages, le prix de la baguette, produit phare des boulangeries, devrait augmenter lui aussi dans les prochaines semaines.

C’est un symbole français et l’un des produits les plus consommés par les Français: la baguette de pain. Mais dans les semaines à venir, il faudra peut-être devoir payer quelques centimes de plus dans les boulangeries. Plusieurs raisons à cela. D’abord l’augmentation des prix des matières premières comme le blé, mais aussi celle des coûts de production, avec la flambée des prix de l’énergie notamment.

Cette hausse ne sera pas généralisée puisque, comme le rappelle ce vendredi matin sur RMC Dominique Anract, président de la Confédération national de la Boulangerie-Pâtisserie française, chaque boulanger est indépendant sur le prix de sa baguette.

“Il est vrai qu’on a là une situation inédite. C’est-à-dire que tous les postes de charges de résultats ont augmenté. Ce sont les matières premières, c’est l’énergie, c’est les emballages, ou encore les salaires. Habituellement, l’augmentation concerne un poste ou l’autre, mais là, c’est tout qui a augmenté. Donc, effectivement, on risque d’avoir des augmentations. Généralement, c’est des augmentations qui se comptent en centimes. Ça peut aller de 5 à 10 centimes, au pire”, détaille-t-il dans "Apolline Matin".

Plus 23 centimes en 20 ans

Si le prix de la baguette ne peut pas énormément varier, c’est parce que c’est un produit d’appel.

Ça représente 70% de ce que vend un boulanger donc c’est très important. En 20 ans, la baguette a pris 23 centimes donc on voit que ce produit est assez sensible et sur lequel on essaye d’avoir un produit d’appel parce que c’est quelque chose que les Français achètent tous les jours”, explique Dominique Anract.

Selon lui, le prix moyen de la baguette est de 90 centimes. Il considère que celui-ci pourrait passer à 95 centimes dans les jours ou les semaines à venir.

Guillaume Descours